25 février 2019
Critique du film
Une quête universelle mise en lumière
Par: Julie Lambert

La réalisatrice originaire de Sorel-Tracy, Geneviève Dulude-De Celles (à droite), accompagnée sur la photo de l'actrice principale du film, Émilie Bierre. Photo Julie Caron

Le film Une colonie est percutant dans sa totalité parce qu’il donne aux spectateurs l’impression de faire un saut dans le temps, vers une période pleine de doutes, d’émotions et de recherche de soi. Ce passage obligé de l’enfance à l’adolescence est admirablement rendu dans cette œuvre nostalgique et agréablement menée par une troupe de jeunes acteurs talentueux.

À lire aussi l’entrevue avec la réalisatrice: – « On a fait le film avec tout notre cœur » – la réalisatrice Geneviève Dulude-De Celles

On embarque rapidement dans l’histoire de Mylia, 12 ans, qui commence l’école secondaire. Cette dernière a moins de temps à consacrer à sa petite soeur Camille et cherche à s’évader de son nid familial où ses parents se disputent fréquemment.

Tout au long du film, on aura l’impression de vivre chaque étape intimement avec son personnage principal, interprété par la comédienne Émilie Bierre. Celle-ci a le don de nous faire ressentir chaque émotion captée à l’aide d’une caméra à l’épaule. Cela nous permet de suivre le personnage comme si nous y étions et de s’y attacher.

La réalisatrice réussit facilement à nous montrer sa vision de cette période mouvementée et universelle. Ses épreuves, on a tous le sentiment de les avoir vécues et c’est ce qui lie les spectateurs à son histoire. On s’attache très rapidement aux personnages, particulièrement à ceux de Camille et de Jimmy.

Ces derniers donnent une note plus légère à l’ensemble du film qui est très dramatique avec des images superbes. Le jeu des acteurs est naturel. On est touché droit au cœur par leurs épreuves, tout autant qu’ils nous font rire aux éclats. Un film à voir pour son histoire touchante qui met en lumière notre propre quête personnelle en nous replongeant dans nos souvenirs d’enfance.

image