12 novembre 2015
Une pièce entre la réalité et le monde virtuel
Par: Julie Lambert
À l’auditorium de l'école secondaire Fernand-Lefebvre | © Gauthier Mignot

À l’auditorium de l'école secondaire Fernand-Lefebvre | © Gauthier Mignot

La pièce Noyade(s) du comédien de la région, Jean-François Guilbault, est une incursion entre les frontières des mondes réels et virtuels à l’ère du 2.0. Elle sera présentée pour la première fois dans la région à l’auditorium August-Liessens le 17 novembre, à 19h30.

Le comédien Jean-François Guilbault est très heureux de pouvoir présenter cette pièce aux gens de la région après l’avoir montrée à de nombreuses reprises dans différentes villes du Québec.

« C’est vraiment le fun. J’avais appliqué au Conseil des arts de la Montérégie afin de pouvoir l’offrir. Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de spectacles pour la petite enfance dans la région et cela permet de diversifier l’offre. C’est un projet stimulant! », souligne-t-il.

La pièce explore les frontières entre les mondes réels et virtuels en s’inspirant du mythe de Narcisse et de la légende amérindienne de Sedna. L’histoire met en scène deux ados qui se parlent via Internet. Ils se racontent leurs années au secondaire sans jamais savoir qui ils sont.

On y traite de la réalité des réseaux sociaux et du pouvoir de l’anonymat en effleurant un peu la cyberintimidation. Ce sont des sujets très actuels, pense M. Guilbault, qui peuvent s’adresser à tout le monde.

« C’est un thème qui rejoint beaucoup de gens aujourd’hui. Il y a des trucs sur l’identité. Cela peut servir autant aux ados qu’aux adultes. C’est d’ailleurs pourquoi nous la présentons aux jeunes pendant la journée et qu’il y a une représentation en soirée pour les adultes. »

Dans le cadre de ce projet, une deuxième pièce, s’adressant cette fois-ci aux jeunes de 18 mois à six ans, sera aussi offerte dans la région au printemps prochain, mentionne-t-il.

Des horizons infinis

Diplômé de l’École de Théâtre de Saint-Hyacinthe en 2008, l’auteur de 29 ans a participé à de nombreuses pièces en tant que comédien avant de faire ses premiers pas en écriture en lançant sa propre compagnie Samsara en 2011.

Depuis, il collectionne les distinctions comme le prix Louise-Lahaye avec sa coauteure Andréanne Joubert en 2014. Cette pièce a également la chance d’être traduite dans plusieurs langues, dont l’anglais et en ce moment même, en allemand.

Il s’envolera d’ailleurs pour l’Allemagne dans quelques jours pour deux semaines afin d’aller travailler avec des gens du milieu à la mise en scène de cette pièce dans un festival. Il fera aussi un arrêt en Belgique où la maison d’édition Lansman éditera son texte.

« Cette maison d’édition publie souvent des textes québécois. Pour ce qui est de la pièce, j’ai très hâte. Ce sera spécial comme expérience parce que je ne parle pas l’allemand, mais cela sera gratifiant de voir d’autres auteurs s’approprier notre texte et le mettre dans leurs mots afin qu’il s’adapte à leur culture », conclut-il.

Pour de l’information ou des billets, les gens peuvent se rendre sur le site Internet d’Azimut diffusion au www.azimutdiffusion.com ou téléphoner au 450.780.1118

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