2 décembre 2016
Une période occupée pour les organismes communautaires
Par: Louise Grégoire-Racicot
Une partie du garde-manger du CAB. | TC Média - archives

Une partie du garde-manger du CAB. | TC Média - archives

L’arrivée de l’hiver est une période fébrile au Centre d’action bénévole (CAB) du Bas-Richelieu et au Groupe d’entraide Sorel-Tracy (GEST). Ils s’affairent à fournir aux personnes plus démunies, de quoi manger à leur faim.

:« Nous recevons chaque semaine de nouveaux clients », décrit la directrice générale du CAB, Sylvie Cantin.

« Alors que nous recevions beaucoup de demandes à la dernière semaine du mois, avant la livraison des chèques d’aide sociale, aujourd’hui dès la première semaine du mois, le corridor se remplit de gens en quête de dépannage. »

Ils sont de tous les âges, décrit-elle, souvent nouvellement installés dans la région. « Je constate que plusieurs ne savent pas faire une épicerie ou cuisiner. Des ainés seuls et pas habitués à ne cuisiner que pour eux-mêmes. D’où l’idée que je caresse de recréer des cuisines collectives où les gens apprendraient à cuisiner ensemble tout en brisant leur isolement. Où de nouveaux arrivants découvriraient les produits d’ici, où des jeunes qui aimeraient travailler dans un restaurant apprivoiseraient ce métier. »

Au Groupe d’entraide Sorel-Tracy, 180 familles frappent à la porte, à la recherche de nourriture à prix abordable, explique son directeur général Gil-Émil Laflamme.

« Ce nombre a légèrement diminué depuis juillet dernier après la distribution de chèques du fédéral pour le soutien aux familles. Mais les besoins demeurent », ajoute-t-il.

Elles doivent cependant débourser quelques dollars par personne pour emporter leur nourriture, histoire de se responsabiliser, dit-il.

« Nous avons une épicerie-partage sur place, où les gens achètent des denrées sèches ou fraiches, fruits et légumes, des plats de viande cuisinés préparés sur place de leur choix qu’ils payent selon le nombre de membres de leur famille. »

Paniers de Noël

L’aide à Noël diffère, dit Mme Cantin. « On inclut une carte d’achat de viande dans le panier pour que les gens achètent la viande qu’ils veulent dans les épiceries participantes (Metro, Provigo et Super C). »

Sept cents paniers (valeur estimée de 80 000$) sont ainsi distribués à des familles qui se sont inscrites avant le 2 décembre pour en recevoir un, si elles répondent à certains critères.

Le GEST offre plutôt un rassemblement partage où les familles trouvent aussi activités et cadeaux pour les enfants. Il remet 230 paniers de Noël.

« Décembre, janvier et février sont des mois de pointe pour nous. Les gens ont besoin de nous. On veut les accompagner pour réintégrer le marché du travail et améliorer leurs conditions de vie. »

Mais le visage des familles à faible revenu change. « C’est souvent aujourd’hui un jeune couple avec enfant dont le papa travaille au salaire minimum à l’extérieur et qui doit voyager chaque jour. Il ne reste plus grand-chose du revenu gagné », décrit-il.

Depuis trois ans, se réjouit-il, le CAB et le GEST travaillent en équipe pour éviter les doublons, accueillir l’autre dans sa souffrance. Et ce, grâce à l’apport d’employés dédiés et de bénévoles engagés.

La Guignolée le 4 décembre

Le dimanche 4 décembre, de 11h à 14h, des bénévoles sillonneront les rues de Sorel-Tracy, Sainte-Anne-de-Sorel et Saint-Joseph-de-Sorel pour recueillir des denrées non périssables et de l’argent pour le Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu.

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