17 mai 2016
Une peine de 13 ans et demi de prison pour le pédophile André Pépin
Par: Sarah-Eve Charland
L’avocat d’André Pépin demandait une peine de 10 ans, alors que la Couronne demande 21 ans. Il a finalement eu 13 ans et demi de prison, mais la détention préventive ne comptera pas à 2 jours pour 1. | Gracieuseté - SQ

L’avocat d’André Pépin demandait une peine de 10 ans, alors que la Couronne demande 21 ans. Il a finalement eu 13 ans et demi de prison, mais la détention préventive ne comptera pas à 2 jours pour 1. | Gracieuseté - SQ

Le juge Denys Noël a imposé une peine de prison de 13 ans et 6 mois au pédophile André Pépin, reconnu coupable de 29 chefs d’accusation dont la plupart à caractère sexuel. Une décision à mi-chemin entre les suggestions des deux avocats.

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M. Pépin a été reconnu coupable, il y a un an presque jour pour jour le 19 mai 2015, d’agression sexuelle sur neuf victimes, entre 1993 et 2013. Ce dernier a drogué certaines des victimes à leur insu afin d’obtenir des faveurs sexuelles. Dans d’autres cas, il proposait du cannabis en échange de relations sexuelles. L’homme de 59 ans a déjà purgé 23 mois de prison pour des crimes semblables survenus au début des années 90.

« Il se considère comme une victime et ne présente aucun remords. Les risques de récidive sont élevés selon le rapport présentenciel […] L’accusé a initié les victimes à une sexualité déviante basée sur la drogue, l’alcool et l’abus de pouvoir. Je note également l’absence de facteurs atténuants », a affirmé le juge devant l’accusé, dos au public.

L’accusé est incarcéré depuis 38 mois. À la sortie du palais de justice le 17 mai, il restait 10 ans et 4 mois de prison à purger.

La procureure de la Couronne, Geneviève Beaudin, avait demandé une peine de 21 ans de prison à laquelle on soustrait le temps de détention préventive. Au final, le temps d’incarcération demandé était de 18 ans et trois mois.

Du côté de la défense, l’avocat Luc Forcier a demandé une peine de 10 ans à laquelle on soustrait la détention prévention calculée deux pour un. Il lui aurait donc resté quatre ans à purger.

Mais le juge a refusé d’accorder le crédit de la détention prévention majorée, qui lui aurait permis d’avoir purgé son temps préventif en prison à deux jours pour un. « Il a des antécédents. Malgré ceux-ci, il a récidivé. Il a donc peu de chance d’avoir une libération conditionnelle. Je n’accorde donc pas le crédit majoré », explique-t-il.

Le juge a aussi imposé le titre de délinquant à contrôler pour une période de 10 ans. M. Pépin devra être soumis à une surveillance conforme aux conditions de libération conditionnelle normales prévues dans le Règlement sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition.

L’avocat de la défense avait déjà porté en appel le verdict de culpabilité. Le dossier devrait être entendu le 21 septembre 2016 devant trois juges.

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