18 août 2020 - 15:38
En confinement avec son conjoint et quatre enfants âgés de 9 à 16 ans
Une mère referait l’école à la maison sans hésiter
Par: Katy Desrosiers

Valérie Fortin et ses enfants (de gauche à droite), Shawn, Kellyanne, Zoé-Kim et Jérémy, ont fait l’école à la maison pendant le confinement et en ont profité pour réaliser certains projets comme un jardin. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Parfois, toute la famille s’installait à la table de la cuisine pour travailler ensemble et pour s’aider au besoin. Photo gracieuseté

Zoé-Kim, qui était en 3e année, réalisait ses travaux directement sur la tablette électronique. Photo gracieuseté

Jérémy s’est débrouillé afin d’installer ses cahiers et sa tablette électronique pour réaliser ses travaux dans sa chambre. Photo gracieuseté

Pendant le confinement, Valérie Fortin et son conjoint ont montré aux enfants comment faire certaines tâches, comment planter des semis. Photo gracieuseté

Chacun a mis la main à la pâte pour réaliser des travaux dans la cour arrière. Photo gracieuseté

Parfois la famille s’organisait des parties de soccer pour bouger. Photo gracieuseté

Pendant la pandémie, une mère de 46 ans a fait l’école à la maison avec quatre de ses six enfants. Même si le tout a nécessité de l’adaptation, elle affirme que cette période a été la plus belle de toute sa vie.

« Dans mes 46 dernières années, le confinement, ç’a été le plus beau moment de ma vie. Je sais qu’il y en a pour qui ç’a été difficile, mais pour nous, ç’a bien été », admet Valérie Fortin.

La résidente de Sorel-Tracy est en arrêt de travail depuis deux ans sans pouvoir toucher de compensation financière. Elle s’est habituée à vivre seulement avec le salaire de son conjoint et à trouver du positif même dans les situations difficiles. Pendant le confinement, la famille a tissé des liens encore plus serrés.

Une routine comme à l’école

Du lundi au vendredi, de 9 h à midi, Mme Fortin s’installait avec ses enfants pendant qu’ils réalisaient leurs travaux. Si les enfants devaient rencontrer leurs professeurs par visioconférence l’après-midi, ils arrangeaient l’horaire en conséquence. La majeure partie du temps, les travaux étaient terminés bien avant le vendredi.

« Des fois, ça bougonnait un peu, c’est sûr, c’est des enfants. […] Il fallait faire de la préparation parce qu’à quatre, ça bouge, ça parle. Donc il y en avait un dans une chambre, un autre ailleurs dans la maison, pour qu’ils puissent se concentrer » raconte-t-elle.

Shawn et Jérémy sont en troisième secondaire. Shawn a un ordinateur portable fourni par l’école pour l’aider avec ses difficultés en français et pouvait donc l’utiliser pour ses travaux. Jérémy, lui, a eu accès à une tablette fournie par l’école Fernand-Lefebvre.

Les deux filles, Kellyanne et Zoé-Kim, qui étaient respectivement en 6e et 3e année, fréquentent l’École Martel. Elles ont aussi eu accès à des tablettes.

Mme Fortin croit que sans sa facilité avec la technologie, elle aurait pu se décourager en raison de quelques ratés au départ. Par contre, elle a reçu l’aide des Services informatiques du Centre de services scolaire de Sorel-Tracy.

Tout le cursus scolaire était disponible sur une plateforme en ligne qui fonctionnait très bien, selon la mère. Les enseignants ont aussi été très disponibles pour répondre aux questions.

Les tablettes comme seul outil

Valérie Fortin et ses enfants ont été enchantés du côté pratique des tablettes électroniques et aimeraient bien qu’elles deviennent une norme.

Ainsi, au lieu de demander une liste d’effets scolaires, les parents pourraient fournir un dépôt en argent au début de l’année pour la tablette et les enfants ne traîneraient qu’un outil.

Également, elle aimerait que les enfants puissent alterner entre l’école à la maison et en classe. Elle reconnaît que le milieu scolaire aide grandement, par exemple, avec les outils et ressources qu’il offre pour certains de ses enfants qui ont des difficultés ou qui sont dans une classe adaptée. Cependant, elle remarque que d’avoir passé du temps à la maison et donc, dans un plus petit groupe, a été bénéfique pour eux.

La famille a aussi profité du confinement pour faire d’autres apprentissages qui sont plus difficiles à faire lorsqu’on est pris dans la routine quotidienne. Les enfants ont participé à la confection de bacs de jardin, la plantation des semis, la rédaction des listes d’épicerie, la réalisation des repas et aux travaux de réaménagement de la cour.

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