13 janvier 2017
Une mère accusée de voies de fait graves sur son bambin est acquittée
Par: Sarah-Eve Charland
Le juge Labrie a rendu sa décision le 13 janvier. | © by Alexey Klementiev

Le juge Labrie a rendu sa décision le 13 janvier. | © by Alexey Klementiev

Une dame de 38 ans, qui était accusée de voies de fait graves sur son bébé, a été acquittée de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre elle ce matin, au palais de justice de Sorel-Tracy

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Le juge Marco Labrie a lu son jugement près de deux mois après la tenue du procès de neuf jours.

Selon les témoignages des médecins devant le tribunal, le bébé âgé de huit mois se serait présenté à l’hôpital en février 2012 avec 26 fractures. Les médecins ont affirmé que ces fractures ne pouvaient être causées par une maladie grave ou par des effets d’un médicament. Aucun témoin n’a pu affirmer avoir vu la dame poser des gestes de maltraitance sur le bébé.

Du côté de la défense, l’accusée a toujours nié avoir posé des gestes inappropriés ou d’avoir vu quelqu’un en poser sur son enfant.

« Les médecins qui ont témoigné ne peuvent identifier l’auteur des gestes de maltraitance, mais seulement la période où les blessures ont été infligées », précise le juge.

« Malgré le témoignage peu crédible de l’accusée, la Cour n’est pas convaincue hors de tout doute raisonnable que c’est bien l’accusée qui a posé des gestes de maltraitance sur l’enfant. La Cour acquitte madame », a-t-il conclu.

Soulagement

Cette décision s’avère un véritable soulagement pour la famille, assure l’avocate de la défense, Annie Francoeur. « Il y a un sentiment de libération chez ma cliente. Elle a fait face à la justice pendant près de cinq ans », affirme-t-elle.

Me Francoeur ajoute que la mère a également fait face à la justice pour la garde de son enfant. « Des experts se sont prononcés. Elle a pu récupérer son enfant. Elle peut enfin tourner la page. Elle a donc été acquittée au niveau criminel, mais aussi devant la direction de la protection de la jeunesse. »

De son côté, l’avocate de la Couronne, Geneviève Beaudin, respecte la décision du juge. « Je n’ai pas de cause à gagner ou à perdre. Le juge a rendu sa décision », s’est-elle exprimée, en ajoutant qu’elle n’ira pas en appel du verdict.

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