17 octobre 2017
Une gestion déficiente de la sécurité a causé la mort d’un travailleur de Saint-Roch-de-Richelieu
Par: Sarah-Eve Charland
Le travailleur a reçu de plein fouet la plateforme de montage en décembre 2016. | Photos par Tirée du rapport d’enquête CNESST

Le travailleur a reçu de plein fouet la plateforme de montage en décembre 2016. | Photos par Tirée du rapport d’enquête CNESST

La plateforme de montage n’était pas boulonnée. | Photos par Tirée du rapport d’enquête CNESST

La plateforme de montage n’était pas boulonnée. | Photos par Tirée du rapport d’enquête CNESST

La zone de l’accident | Photos par Tirée du rapport d'enquête de la CNESST

La zone de l’accident | Photos par Tirée du rapport d'enquête de la CNESST

Un ensemble de causes a provoqué l’accident mortel d’un travailleur de 50 ans de Saint-Roch-de-Richelieu, Claude Éthier, sur un chantier de construction à Montréal en décembre 2016. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) blâme l’entreprise Les Constructions LJP inc. d’avoir assuré une gestion inadéquate de la santé et sécurité au travail.

Alors que le travailleur s’affairait à la mise en place du béton pour couler la dalle du plancher du vingtième étage d’un édifice, une plateforme de montage s’est décrochée et est tombée sur M. Éthier. Le décès du travailleur a été constaté au centre hospitalier.

Cet accident est survenu quelques mois après un autre incident impliquant également des plateformes de montage sur un chantier de Les Construction LJP inc. Cet événement n’avait pas été communiqué aux représentants de l’entreprise qui n’a pu appliquer de correctif, dévoile le rapport d’enquête rendu public le 17 octobre.

Trois causes expliquent l’accident. Premièrement, les deux plateformes de montage accrochées à la tour de grue auraient dû être boulonnées comme cela était indiqué dans le programme de prévention de l’entreprise et par le fabricant.

Deuxièmement, aucun rayon de sécurité n’avait été délimité. Troisièmement, la CNESST a rapporté une gestion de la santé et de la sécurité du travail déficiente.

« L’ensemble de ces situations inadéquates démontre que le maître d’œuvre et l’employeur n’assurent pas une gestion adéquate de la santé et de la sécurité du travail quant à l’aménagement et l’utilisation d’une grue à tour sur ce chantier », peut-on lire dans le rapport.

La CNESST a interdit à l’entreprise d’utiliser la grue en attendant d’obtenir une attestation de conformité de la grue. L’attestation a été accordée quelque temps plus tard.

Afin d’éviter que cette situation se reproduise, la CNESST informera les propriétaires de grues du Québec de son rapport d’enquête.

image