13 octobre 2016
Une force syndicale se forme à Sorel-Tracy
Par: Sarah-Eve Charland
Treize syndicats se sont unis au sein d’un regroupement intersyndical. | Gracieuseté

Treize syndicats se sont unis au sein d’un regroupement intersyndical. | Gracieuseté

Treize syndicats du domaine industriel se sont unis pour créer, ce qu’ils espèrent, une force syndicale redoutable dans la région. Ils travailleront de concert sur les enjeux qui touchent les travailleurs du milieu industriel de la région.

« On ne crée pas cette coalition dans un but de maraudage. Je crois qu’autant les travailleurs que la région en bénéficieront. Il ne faut pas oublier que tous les gains des travailleurs sont réinvestis dans la région », affirme le président du Syndicat des Ouvriers du Fer et du Titane, François Nadeau.

Lors d’une première rencontre historique regroupant plus d’une vingtaine de représentants syndicaux, les syndicats en sont venus aux mêmes conclusions. Les enjeux sont les mêmes d’une usine à l’autre.

« On remarque qu’il y a des tendances. Il y a de plus en plus de sous-traitance. Les employeurs veulent de plus en plus piger dans les régimes de retraite. Ils s’appuient sur des compromis faits dans d’autres usines », explique le représentant du syndicat des Métallos, Nelson Roy.

La protection des pensions de retraite, la prévention des accidents de travail et l’emploi de sous-traitance sont des enjeux sur lesquels ils souhaitent travailler au cours des prochains mois.

Une force de frappe

En s’unissant d’une même voix, les syndicats espèrent augmenter leur force de frappe. « On veut s’assurer que, quand on négocie, l’employeur sache que toute la région est derrière nous. On va s’appuyer les uns sur les autres », ajoute M. Nadeau.

Ils espèrent du même coup éviter de déclencher des conflits de travail comme celui des travailleurs de l’usine de Contrecœur-Ouest chez ArcelorMittal. Les travailleurs avaient notamment manifesté devant une voiture renversée sur le toit et un feu de joie. « Ensemble, ça n’arrivera plus. On n’aura plus besoin d’aller aussi loin », assure M. Nadeau.

En plus de travailler dans un contexte économique instable, plusieurs sièges sociaux ont été délocalisés à l’extérieur de la région. « On peut nommer plus d’usines qui ont fermé que celles ouvertes. Il était temps qu’on se réveille et qu’on forme cette force syndicale », conclut-il.

Syndicats impliqués

Syndicat des travailleurs de Air Liquide, centre de distribution de Varennes

Syndicat des travailleurs de Fabspec

Syndicat des travailleurs Kildair

Syndicat des Aciers Forgés de Sorel

Syndicat des agents de sûreté industrielle Rio Tinto Fer et Titane

Syndicat des employés de bureau Alstom énergies renouvelables

Syndicat des Métallos chez Mittal Est

Syndicat des Métallos chez Mittal Ouest

Syndicat National des employés de Kronos Canada

Syndicat des Ouvriers du Fer et du Titane

Syndicat des travailleurs d’Alstom énergies renouvelables

Syndicat des travailleurs d’Alstom transport

Syndicat Unifor chez Alstom

image