29 janvier 2020
Une épicerie de vrac verra le jour à Sorel-Tracy
Par: Katy Desrosiers

L’Écopicerie se situera dans l’ancien presbytère de l’église Marie-Auxiliatrice sur la route Marie-Victorin. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

L'Écopicerie proposera une variété de produits en vrac. Photo gracieuseté

Le mouvement écologique du comté de Richelieu (MECR) fête ses 40 ans en 2020 et prévoit ouvrir les portes de son Écopicerie à la fin mars, dans l’ancien presbytère de l’église Marie-Auxiliatrice, sur la route Marie-Victorin. L’endroit offrira toutes sortes de produits en vrac et des bénévoles et employés épauleront la communauté dans sa transition écologique.

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La présidente de l’organisme, Valérie-Anne Fontaine, mise sur l’importance de rendre accessible le vrac. « Le premier élément réfractaire, c’est que les gens trouvent ça cher alors qu’ils devraient être récompensés pour la cause, pour l’environnement. On s’est demandé comment on pourrait rendre ça accessible, mais aussi garantir la qualité des produits. On veut miser sur des produits locaux quand c’est possible et du biologique », souligne-t-elle.

Dans la région, plusieurs endroits vendent des produits en vrac, mais selon elle, l’offre est disparate et il y a peu de vrac biologique. L’Écopicerie s’efforcera de proposer une variété de produits alimentaires, frais et autres.

« Les gens veulent fabriquer leurs produits cosmétiques, ménagers. Il y a une demande de plus en plus importante. Ça prend des produits de base. Par exemple, le vinaigre, il y en a pour la cuisine, mais pour réaliser des produits ménagers aussi », ajoute Mme Fontaine.

Lors de l’ouverture, il n’y aura peut-être pas de frigo, mais ceux-ci devraient être installés dans les mois suivants afin d’offrir des produits frais au printemps et à l’été.

Plus qu’une épicerie

L’organisme veut proposer un concept très déculpabilisant et ludique.

« On parle d’éducation des mangeurs. Par exemple, si on offre du tofu en vrac, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de le cuisiner. Pourquoi ne pas offrir, avec l’achat d’une certaine quantité de tofu, un 50 % de rabais sur un atelier de cuisine végé qui se tient le mois suivant? On veut aller vraiment plus loin dans la consommation », explique la présidente.

Les gens pourront aussi se fier sur des pastilles de couleurs, un peu comme celles que l’on retrouve à la SAQ, afin de découvrir une variété de produits et permettre d’identifier facilement leur origine. Une artiste de la région les illustrera. Une collection de produits zéro déchet pratique et de qualité sera créée par une couturière d’ici et il y aura la consignation de contenants.

La présidente souhaite également amener les partenaires du MECR à utiliser les services de l’Écopicerie afin d’aider les consommateurs, mais aussi d’offrir des prix intéressants pour les entrepreneurs dans le milieu alimentaire.

Une campagne de sociofinancement

Le MECR a lancé sa campagne de sociofinancement sur la plateforme web Haricot et espère amasser 12 000 $ pour la réalisation de l’Écopicerie. Ceux qui participeront à une hauteur de 50 $ et plus auront droit à des contreparties en lien avec la transition écologique comme des produits zéro déchet et des rabais sur des conférences ou des ateliers. Une subvention du fonds en économie sociale du CLD a déjà été reçue. Sous peu, un poste sera ouvert pour agir en tant qu’épicier à l’Écopicerie.

Cette campagne est lancée en parallèle avec une campagne de financement majeure pour l’Écosystème, soit le projet complet, qui comprend l’Écopicerie, mais également plusieurs autres volets comme des espaces de coworking, un atelier collectif de réparation d’objets et une bibliothèque à objets et outils.

L’objectif de la campagne majeure est d’amasser 250 000 $. Pour récolter le montant, le MECR cognera à la porte de différents bailleurs de fonds et entreprises de la région.

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