12 mai 2021
Une entrepreneure de 10 ans fait écarquiller les yeux
Par: Jean-Philippe Morin

Juliette Maurice a l’entrepreneuriat dans le sang, elle qui a présenté ses produits le 1er mai, aux Promenades de Sorel. Photo gracieuseté

Ses chouchous se sont vendus comme de petits pains chauds. Photo gracieuseté

Juliette Maurice n’a que 10 ans et pourtant, elle a déjà un mois d’entrepreneuriat derrière la cravate. Sa compagnie, Confection Pirouette, est sur une bonne lancée.

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De passage aux Promenades de Sorel dans le cadre de l’événement Marchands d’un jour, le 1er mai, Juliette a pu faire connaître ses produits au grand public pour la première fois. La jeune élève de cinquième année, qui fréquente l’école Laplume, confectionne elle-même les soirs et les fins de semaine des chouchous, soit des élastiques à cheveux avec différents tissus de couleurs et motifs différents.

Sa mère Sarah Leclerc l’aide dans l’interaction avec ses clients, mais c’est Juliette qui fait presque tout le travail, y compris le choix des design, la coupe du tissu et la couture.

« Elle m’a vue coudre à la maison et ça l’a inspirée, mentionne fièrement Mme Leclerc. Ma fille, elle a tout le temps la tête pleine de projets. C’est beau la voir s’investir autant dans son entreprise. »

« Il n’y avait quasiment rien à faire les fins de semaine, ajoute Juliette Maurice. Je suis créative et j’adore bricoler, d’où le nom Confection Pirouette puisque j’aime la danse aussi. Je me suis dit que j’allais vendre des chouchous et ça fonctionne bien jusqu’à maintenant. »

Lors de leur première interaction avec des clients, le 1er mai, une vague d’amour incommensurable a déferlé sur la jeune entrepreneure. Plusieurs marchands sont venus la voir pour lui donner des conseils et l’encourager à continuer. Tout au long de la journée, elle a vendu environ 200 chouchous.

« Au début, je n’avais pas vraiment d’attente. J’ai du fun, je m’amuse là-dedans. Ça occupe pas mal mes soirées et mes week-ends », lance Juliette, qui estime consacrer une douzaine d’heures par semaine à son entreprise.

Plus les jours avancent, plus sa fibre entrepreneuriale se développe, constate sa mère. « Quand cette idée-là est arrivée dans sa tête, puis qu’elle s’est rendue compte qu’elle aimait ça et que les gens aimaient ça aussi, j’ai senti qu’elle s’accomplissait vraiment. Les jeunes ne l’ont pas eue facile à cause de la COVID, alors qu’elle s’épanouisse comme ça… Je suis contente pour elle », exprime Sarah Leclerc.

« Je n’aurais probablement pas pu faire ça sans la COVID. D’habitude, je fais de la danse, je vois mes amies… Comme tout ça est sur pause, j’ai pu me concentrer sur l’entreprise », renchérit Juliette.

« Ça crée de beaux moments de complicité mère-fille aussi quand je l’aide, ajoute sa mère. On a du fun ensemble, c’est important de passer du temps de qualité avec ses enfants et c’est ce qu’on fait ensemble. »

En croissance

Depuis sa création le 10 avril dernier, la page Facebook de Confection Pirouette a attiré 90 membres. Juliette et Sarah s’efforcent de publier du contenu régulièrement et plusieurs personnes commandent des articles directement sur cette page. Un site web a aussi été créé, le confectionpirouette.com, mais il n’est pas à jour encore et les commandes sont surtout prises via Facebook.

Juliette offre d’ailleurs la cueillette des items sans contact directement à son domicile. Les gens peuvent ainsi passer chercher leur commande accrochée à la boîte aux lettres directement à sa maison.

La jeune fille participera, le 5 juin prochain, à la Journée des petits entrepreneurs. Cet événement destiné aux 5 à 17 ans réunira des centaines de jeunes entrepreneurs de partout au Québec. Il sera décidé sous peu s’il se tiendra de façon virtuelle ou en présentiel.

L’entrepreneure sera aussi présente une fois par mois au Marché du Vieux-Saurel, qui se tiendra tous les samedis d’été au Carré Royal.

Et le futur? « Je ne sais pas! Je vis le moment présent et j’aime ce que je fais pour l’instant, alors je continue! », conclut Juliette Maurice.

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