23 octobre 2018
Sa production présentée au Théâtre Denise-Pelletier
Une comédienne soreloise poursuit son rêve sur les planches
Par: Julie Lambert

La comédienne et codirectrice du Théâtre à l'eau froide, Kariane Héroux-Danis, produira et jouera dans une pièce présentée au Théâtre Denise-Pelletier de Montréal en 2019. (Photo : Gracieuseté/Guillaume Boucher)

La comédienne soreloise et codirectrice du Théâtre à l’eau froide, Kariane Héroux-Danis, a décidé de s’ouvrir elle-même les portes du milieu artistique et présentera sa deuxième production Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell au Théâtre Denise-Pelletier de Montréal, à l’hiver 2019.

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Après un premier refus à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, la jeune femme de 27 ans a été admise et a ainsi réalisé son rêve de devenir comédienne. Afin de pouvoir travailler dans ce milieu où la compétition est féroce et le nombre de comédiens très élevés contrairement aux places disponibles, elle a fondé sa propre compagnie de théâtre en janvier 2017 avec Hélène Rioux et Daniel D’Amours.

« Le théâtre, c’est un métier très contingenté. La création de ma compagnie avait pour but de nous donner un travail, mais aussi de présenter des pièces qui nous touchent particulièrement. Ma compagnie me comble complètement. Elle me donne l’impression d’être utile à ma société », explique Kariane Héroux-Danis.

Choisir son destin

Après avoir présenté sa première production tirée d’un texte catalan intitulé, Buffles, en 2017, le Théâtre à l’eau froide s’attaque cet hiver à l’œuvre de l’Argentin Claudio Tolcachir, Les Coleman-Millaire-Fortin-Campbell.

La pièce racontera l’histoire d’une famille de trois générations vivant sous le même toit. Des conflits éclateront lorsque la grand-mère tombera malade et devra rester à l’hôpital qui deviendra leur deuxième maison.

La Soreloise tient le rôle de Gaby, une des sœurs de la famille. « Elle est une figure maternelle pour les plus jeunes. Elle doit supporter la famille. Même si elle désire la quitter, plusieurs choses la retiennent. Elle a l’impression que si elle part, tout va s’effondrer et on découvrira au cours de la pièce si elle réussira à s’affranchir de sa famille », décrit la comédienne.

Le désir de sa compagnie a toujours été d’offrir au public des textes qui vont au cœur des enjeux de l’être humain, mais aussi d’ouvrir leurs horizons sur des textes étrangers, moins connus au Québec. L’équipe du théâtre a mis beaucoup de soin à choisir ces deux textes, souligne l’artiste. Le dernier a nécessité près de deux ans et demi de travail afin d’être traduit et adapté au public québécois.

« On veut parler de nos détresses intérieures en tant qu’humain et de sujets qui peuvent toucher le public adulte, mais aussi adolescent. Ce théâtre est particulièrement fréquenté par les jeunes et notre pièce parle d’émancipation, un sentiment qu’ils vivent dans cette période où ils forgent leur identité », souligne-t-elle.

Les fondateurs de la compagnie veulent se dévouer dans leur mission afin d’ouvrir les portes du milieu théâtral à plus de jeunes, assure la comédienne. Elle a elle-même hésité avant de se lancer et ne l’aurait jamais fait sans le support d’une de ses professeures, Peggy Lavoie.

« Je veux que les jeunes sachent que le théâtre peut être une possibilité de carrière. Je veux qu’on le mette plus en avant au lieu de le considérer comme un hobby. Peggy croyait en mon talent et est allée convaincre mes parents que ça valait le coup. Quand on y croit fermement, il faut foncer même si c’est épeurant et que ce n’est pas certain. C’est un métier tellement riche qui nous permet de mettre notre couleur », conclut-elle.

Pour des informations sur le Théâtre à l’eau froide ou des billets de la pièce qui sera présentée du 22 janvier au 9 février 2019 au Théâtre Denise-Pelletier, on peut se rendre au https://www.teftheatre.com.

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