1 mars 2017
Une carpe asiatique capturée à Contrecœur
Par: Sarah-Eve Charland
Les carpes asiatiques ont été découvertes dans le fleuve Saint-Laurent. | Gracieuseté

Les carpes asiatiques ont été découvertes dans le fleuve Saint-Laurent. | Gracieuseté

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a découvert une carpe asiatique, une espèce envahissante, dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la Ville de Contrecœur en mai 2016.

Cette nouvelle est loin de plaire au ministère, a expliqué ses représentants en conférence de presse le 1er mars. Cette découverte a été réalisée à l’intérieur d’une étude qui s’est étalée entre 2015 et 2017. L’étude a été menée conjointement avec le laboratoire de génétique du docteur Louis Bernatchez de l’Université Laval.

« L’an dernier, le ministère avait développé un programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques qui comprend notamment un volet de détection hâtive de ces espèces envahissantes. Ce programme permet aussi de déployer rapidement des interventions sur le territoire. C’est dans ce contexte que le ministère a réalisé des analyses permettant de confirmer la présence de la carpe de roseau », explique la sous-ministre associée à la Faune et des Parcs, Mme Julie Grignon.

« Le ministère est très préoccupé par leur présence dans les eaux québécoises et il continuera d’agir sur plusieurs fronts afin de limiter leur propagation, en ciblant des actions prioritaires », poursuit-elle.

Les chercheurs ont capturé une carpe de roseau, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques. « Elles peuvent constituer une menace pour les environnements en eaux douces. Ce sont des espèces qui ont des préférences pour des écosystèmes fluviaux tempérés comme celui du fleuve Saint-Laurent », développe le docteur Louis Bernatchez.

Les espèces envahissantes sont reconnues pour causer de sérieux dommages aux écosystèmes et aux espèces aquatiques, perturbant ainsi les activités socioéconomiques qui en dépendent. Ces organismes envahissants sont très difficiles, voire impossibles, à éradiquer une fois qu’ils ont été introduits dans un plan d’eau.

Afin de limiter la propagation d’espèces aquatiques envahissantes, le ministère mettra en place plusieurs mesures. Parmi celles-ci, il projette de poursuivre l’implantation de saines pratiques de nettoyage des embarcations et de gestion de l’eau des viviers. Le ministère veut donc une meilleure gestion des barrages et des passes migratoires. Il implantera l’interdiction d’utiliser des poissons appâts pour la pêche sportive.

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