6 mars 2015
Une bénévole a le sport tatoué sur le coeur
Par: Sarah-Eve Charland
Florie-Anne Morvan tenant sa médaille de bronze en compagnie de sa mère, Manon Joyal, tenant sa médaille d’argent des Jeux du Québec en 1987. | PHOTO gracieuseté

Florie-Anne Morvan tenant sa médaille de bronze en compagnie de sa mère, Manon Joyal, tenant sa médaille d’argent des Jeux du Québec en 1987. | PHOTO gracieuseté

Manon Joyal se donne cœur et âme au développement de ses enfants. Impliquée depuis plusieurs années dans les activités sportives, elle a décidé de devenir bénévole aux Jeux du Québec d’hiver où sa fille a participé dans l’équipe féminine de hockey.

Les Jeux du Québec se sont déroulés du 27 février au 7 mars à Drummondville. La fille de Manon Joyal, Florie-Anne Morvan, a fait partie de l’équipe féminine de hockey de la région Richelieu-Yamaska qui s’est emparé de la médaille de bronze, le 3 mars

L’histoire d’amour entre les Jeux du Québec et Manon Joyal perdure depuis des années. Elle a elle-même participé aux Jeux d’hiver de 1987 à Saint-Jérôme dans l’équipe régionale de ballon-balai.

« On n’était pas les favorites. On avait même pris nos chandails dans un sous-sol d’église. Finalement, on avait gagné la médaille d’argent. C’est là que je me suis dit que tout pouvait arriver », raconte-t-elle.

Sa fille a été recrutée dans l’équipe régionale. Sans hésiter, Mme Joyal l’a poussé à tenter sa chance. « C’est tellement une belle expérience. Tout le monde s’entraide. C’est une belle histoire sportive, mais humaine aussi. »

Elle s’est impliquée en tant que bénévole. Passionnée de photographie, elle a pris en cliché plusieurs disciplines pour l’organisation. Elle a assisté notamment à la compétition de boccia et la démonstration de sauvetage sportif.

« C’est du travail. Je passais en moyenne une quinzaine d’heures sur mes photos pour chaque discipline. J’ai adoré faire ça », souligne-t-elle.

Implication des parents

Les deux enfants de Manon Joyal s’entraînent dans des sports d’élite. Son garçon est aussi un joueur de hockey.

« Je les ai toujours encouragés. C’était à eux de choisir ce qui leur convenait. Il fallait qu’ils participent à une activité en dehors de l’école ou un sport. C’était très important. Dans ma famille, on était six et tout le monde faisait du sport. Je me suis dit qu’avec deux, je pourrais me débrouiller », dit-elle en riant.

Les parents sont donc amenés à s’impliquer, soit en temps et en investissement. À ce niveau, la famille se promène partout au Québec pour les compétitions, de Rouyn-Noranda à Gatineau en passant par Chicoutimi.

« Mon mari part avec un enfant et moi avec l’autre durant les fins de semaine. Nos week-end sont pas mal chargés, mais ça ne nous dérange pas. Ça fait partie de notre héritage.»

Elle ajoute : « Ce sont des choix qu’on a faits. Tous les ans, on leur dit : c’est soit un voyage dans le sud ou le hockey. Ils ont toujours choisi le hockey. Il faut que ça vienne d’eux, sinon ça ne fonctionnerait pas. »

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