3 décembre 2020
Une année sous le signe de l’adaptation pour Serge Péloquin
Par: Katy Desrosiers

Le maire Serge Péloquin affirme que la pandémie aura renforcé les capacités de tout le monde à s’adapter rapidement. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La COVID-19 a chamboulé le quotidien de milliards de personnes et le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, n’en fait pas exception. La dernière année, chargée en imprévus, aura apporté des modifications au niveau de la culture de gestion et des façons de faire.

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« Comment c’est d’être maire en temps de COVID? On est en constante découverte de nos capacités », lance le maire Serge Péloquin.

Il soutient que la priorité était de continuer d’offrir des services en toute sécurité pour les citoyennes et citoyens, en s’appuyant sur les règles sanitaires qui pouvaient changer chaque semaine.

« On a découvert de grandes qualités chez nos employés. On en a près de 300 qui contribuent directement à servir les gens. Ils ont dû adapter chacun de leur département et nous, au niveau de la prise de décision, on a dû tenir compte de ce que ça représentait comme changement », ajoute-t-il.

C’est ainsi que des services comme celui de la taxation, de l’urbanisme et de la cour municipale ont pu être fonctionnels.

Le conseil et le maire ont souvent eu à prendre des décisions importantes malgré l’incertitude élevée, comme celle relative aux camps de jours.

« C’est de 300 à 400 inscriptions à gérer. C’est des enfants, des familles, la sécurité. C’est de prendre des décisions et d’essayer de prévoir les changements rapides. On est devenus des leaders et des gestionnaires de plus en plus agiles », relate-t-il.

Des règlements ont aussi dû être changés lors de l’adoption du télétravail.

« À l’instant où on a pu mettre tous ceux qu’on pouvait en télétravail, il a fallu qu’on adapte les politiques qui encadraient les façons de le faire. Une municipalité parle par résolution, par règlement et par encadrement », mentionne le maire.

Il en est de même pour les assemblées publiques du conseil qui ont dû se tenir à huis clos et devant un public réduit. La Ville a dû les rendre davantage disponibles en ligne.

« À chaque fois que le premier ministre ouvrait la bouche, il fallait prendre des notes. Ça pouvait aller du tout au tout », précise M. Péloquin.

La Ville recevait les informations concernant les mesures gouvernementales en même temps que la population. Elle est toutefois en communication avec le Centre intégré de Santé et Services sociaux de la Montérégie-Est afin de suivre de près l’évolution de la situation.

Effacer et recommencer

Les différentes règles sanitaires ont nécessité l’annulation ou la modification de plusieurs événements cet été. Entre autres, les spectacles dans les parcs ont changé plusieurs fois de forme.

« On a annulé complètement ceux au parc Regard-sur-le-Fleuve parce qu’il y avait toujours 500 personnes qui se réunissaient les mercredis. On a demandé à Benoît Simard (directeur du Service des loisirs) de revoir la formule et de la couper en petits spectacles dans les huit quartiers », affirme Serge Péloquin.

Ainsi, au départ, les spectacles intimes pouvaient accueillir 50 personnes. Les citoyens du quartier visé étaient avertis via une publication dans leur boîte aux lettres. Deux semaines plus tard, il était possible d’accueillir 250 visiteurs et c’est alors que la Ville a fait la promotion de ces événements.

« Malgré tout ça, on continue à planifier nos grands projets. C’est certain que notre budget 2021, qui sera présenté le 7 décembre, ce sera un budget prudent. Parce que chaque service, chaque département et chaque conseiller sont conscients que la COVID a fait mal. Ils sont conscients aussi avec ce qu’on voit dans le moment qu’on ne sait pas où ça va nous mener », conclut le maire.

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