20 août 2015
Une année loin d’être de tout repos
Par: Sarah-Eve Charland
Le directeur général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre | TC Média - Archives

Le directeur général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Michel Lefebvre | TC Média - Archives

L’année 2015-2016 s’annonce remplie de défis pour la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy qui devra faire face à la réforme de la loi sur l’instruction publique et aux négociations des conventions collectives dans la fonction publique.

Le directeur général de la CS, Michel Lefebvre, ne se cache pas que la prochaine année sera chargée en défis. Sans oublier les services à l’élève, il devra jongler avec plusieurs enjeux politiques.

« Ce sont plusieurs projets administratifs qui vont donner les couleurs à l’année. Dans tout ça, il ne faut pas oublier notre mission : le service à l’élève », affirme-t-il.

Le gouvernement du Québec devrait déposer un projet de loi réformant la loi sur l’instruction publique cet automne. On devrait y retrouver, notamment, les balises pour la taxation et les fusions des commissions scolaires.

« Comment tout ça va s’orchestrer? On ne le sait pas. On va le découvrir au cours de l’année scolaire », ajoute-t-il.

Même si aucune loi n’a été adoptée sur la fusion des commissions scolaires, plusieurs rumeurs dans les médias annoncent les fusions pour juillet 2016.

« Selon ce qu’on sait, les dates sont maintenues. On est déjà en action pour établir des partages de services avec la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. »

La loi 17 sur le contrôle des effectifs dans la fonction publique pourrait aussi réserver quelques surprises, souligne-t-il. Cette loi déterminera le financement de la main-d’œuvre dans les commissions scolaires. Pour le moment, l’organisation n’a pas eu d’indications sur le sujet.

Les conventions collectives

Les négociations des conventions collectives dans la fonction publique préoccupent également le directeur général. À ce jour, les négociations stagnent.

« Selon ce que je constate, il y a une impasse. Les employés se mobilisent. Il s’agit aussi d’un enjeu très important. »

Les syndiqués ont annoncé qu’ils travailleront 35 heures par semaine ni plus ni moins. Ils ne pourront donc plus donner de récupération sur l’heure du midi, ni participer à des comités comme celui de la bibliothèque, des activités d’accueil ou des activités de Noël.

De plus, la CS ne perd pas de vue l’objectif imposé par le gouvernement d’atteindre l’équilibre budgétaire pour l’année 2016-2017. Le ministère a autorisé la CS à adopter un budget déficitaire de près de 900 000$ pour l’année 2015-2016.

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