11 mars 2021
Une année hors du commun pour nos députés
Par: Alexandre Brouillard

Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel, est fier des gens de son comté qui ont multiplié les efforts face à la pandémie. Photo Caroline Bouchard

Lors de la dernière année, Jean-Bernard Émond, député de Richelieu, a continué à travailler pour les gens de sa circonscription. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Il y a un an, Louis Plamondon, député fédéral de Bécancour-Nicolet-Saurel, et Jean-Bernard Émond, député provincial de Richelieu, ont dû abandonner leur session de travail respective à la Chambre des Communes et à l’Assemblée nationale en raison de la pandémie. Malgré un quotidien complètement chamboulé, ils ont continué à travailler pour le bien-être de leurs citoyens.

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« La dernière année a été très spéciale et marquée par de nombreux changements. Pas de voyage à Ottawa, pas de comité, pas de débats et pas d’activités dans mon comté. Avant la COVID-19, je participais à une dizaine de cérémonies par semaine. Tout à coup, plus rien! Je ne pouvais même plus me rendre à Ottawa parce que nous avons arrêté de siéger dès le mois de mars 2020 », explique Louis Plamondon.

M. Émond abonde dans la même direction. « Personne ne croyait vivre une année de la sorte. Ce n’était pas facile, mais je ne me plains pas. Tous les citoyens ont été impactés par la pandémie. Pour ma part, le plus grand changement a été l’explosion des demandes citoyennes. Le virus a causé beaucoup d’insécurité, nous devions donc informer nos concitoyens des dernières nouvelles », mentionne-t-il.

M. Plamondon a lui aussi vu les demandes citoyennes s’accumuler en grand nombre dans son bureau de circonscription. « Je me rendais tous les jours à mon bureau pour travailler mes dossiers et pour répondre aux nombreuses demandes des citoyens. Je voulais absolument continuer à aider les gens, qui sont demeurés ma priorité », explique-t-il.

Le député caquiste se souvient avec émotion du décret de mise en pause du Québec, le printemps dernier, par le premier ministre du Québec, François Legault. « Je vais m’en souvenir toute ma vie! Tout a changé à partir de ce moment-là. Nous bâtissions l’avion en plein vol et nous ne savions pas ce qu’il y avait devant nous. Tous les députés agissaient comme des antennes relais des messages du premier ministre dans nos circonscriptions parce que les citoyens avaient beaucoup de questionnements », se remémore le député provincial.

Alors qu’il s’occupait de plusieurs demandes citoyennes, il ajoute avoir été en contact constant avec les grandes entreprises de la région, telles que Rio Tinto et Alstom, afin de s’assurer qu’elles puissent poursuivre leurs opérations sans problème en tant que services essentiels. « C’était primordial pour moi! Malgré les difficultés engendrées par la pandémie, nous devions également penser au volet économique », précise M. Émond.

Fiers des citoyens de leur circonscription

S’exprimant au sujet des difficultés engendrées par le virus, Louis Plamondon se dit très fier d’avoir pu compter sur des gens courageux qui ont priorisé l’entraide au sein de sa circonscription. « J’ai pu admirer le travail de tous ceux qui combattaient ce virus, tel que les travailleurs de la santé, mais aussi tous ceux qui continuaient de travailler malgré la situation extrêmement difficile », mentionne le député fédéral.

Jean-Bernard Émond affirme aussi être reconnaissant envers les citoyens de son comté qui ont combattu une deuxième vague assez féroce dans la région de Sorel-Tracy. « Ça n’a pas été facile, mais nous avons travaillé en équipe. Jusqu’à présent, je suis très heureux du travail accompli. Un an après le début de la pandémie, ma priorité demeure toujours la santé et la sécurité de mes citoyens, mais j’ai très hâte qu’on discute davantage d’économie et d’éducation », admet-il.

Tout en soulignant que l’heure n’est pas encore au bilan, Louis Plamondon croit que les quatre partis fédéraux devront examiner ce qui a été fait dans la dernière année afin d’en retenir des leçons. « Par exemple, concernant les étudiants, aurions-nous dû favoriser des incitatifs à travailler plutôt qu’un incitatif à rester à la maison? Au niveau du 500 $ de la PCU, était-ce la meilleure solution? Nous aurons plusieurs aspects à évaluer et nous devrons également prévoir un retour à l’équilibre budgétaire », conclut-il.

Louis Plamondon en bref

Quel est votre meilleur coup depuis un an face à la pandémie?

J’ai aidé plusieurs personnes qui se sont fait voler leur identité lors de leur démarche avec la PCU. Plusieurs personnes étaient complètement démunies. Nous avions trouvé une solution pour que leur dossier soit pris en main. C’est très satisfaisant d’aider des causes humaines.

Y aurait-il une chose que vous auriez fait différemment depuis un an?

Avoir été plus jeune, j’aurais aimé aller épauler les travailleurs de la santé dans des résidences. Leur apporter mon aide et mon soutien. C’est quelque chose que j’aurais voulu faire en tant que député.

Jean-Bernard Émond en bref

Quel est votre meilleur coup depuis un an face à la pandémie?

Je suis content d’avoir mené à terme le dossier concernant l’acquisition de l’appareil par résonance magnétique (IRM) à l’Hôtel-Dieu de Sorel. C’est un gain important!

Y aurait-il une chose que vous auriez faite différemment depuis un an?

Pour être franc, nous ne sommes pas encore en sortie de crise. Je crois que nous devons plutôt être fiers du travail que nous avons accompli jusqu’à présent.

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