25 avril 2018
Un Sorelois développe un robot domestique
Par: Sarah-Eve Charland

Philippe La Madeleine prépare le robot S.A.R.A. afin qu'il soit prêt à participer à la compétition internationale RoboCup@home en juin. (Photo : Gracieuseté)

Le robot S.A.R.A. devra démontrer son savoir-faire lors d’une compétition internationale de robotique qui se déroulera en juin à Montréal. Le Sorelois Philippe La Madeleine, qui est à la tête de l’équipe de programmeurs, compte bien développer les habiletés du robot dédié aux tâches domestiques.

L’homme de 25 ans étudie en génie de production automatisée à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Puisqu’il a toujours été intéressé par la robotique, il a intégré le club dans lequel un groupe d’étudiants développe ce robot depuis plus d’un an et demi. Au fil de son implication, il est devenu le directeur de l’équipe logiciel. Cette dernière travaille en collaboration avec l’équipe administrative, mécanique et électrique.

L’acronyme S.A.R.A. signifie Système d’assistance robotique autonome. Le robot existe depuis près de quatre ans. Pendant près de deux ans, il était en développement. L’équipe avant l’arrivée de Philippe La Madeleine travaillait à l’assemblage.

« Jusque-là, il n’était pas fonctionnel au niveau logiciel. Il a beaucoup changé depuis mon arrivée. Maintenant, on est capable de faire beaucoup de choses. Le but est qu’il devienne autonome, qu’on puisse interagir avec le robot et qu’il y ait le moins possible d’interface ou de boutons », explique l’étudiant.

Des compétitions internationales

En juillet 2017, l’équipe de S.A.R.A. s’est rendue au Japon afin de participer au RoboCup@home, une compétition internationale de robotique. « On voyait d’autres équipes de partout dans le monde. C’était intéressant. Ça s’est bien passé. […] On est une jeune équipe. On n’a pas très bien performé. »

Le robot a participé à quatre épreuves : identifier des objets et les manipuler dans une cuisine, suivre une personne et ramener des sacs d’épicerie, reconnaitre et associer des personnes, ainsi qu’une démonstration libre du robot.

« La dernière épreuve, c’est ma préférée. Il peut se faire demander n’importe quoi. Il peut y avoir toutes sortes de commandes. Le robot doit donc comprendre ce qu’on lui dit. Le robot doit être naturel et interpréter l’environnement. C’est impressionnant et cool », dit-il.

Même s’ils ont obtenu des résultats plus ou moins satisfaisants, les étudiants n’ont pas baissé les bras. Ils participeront de nouveau à la compétition qui se déroulera, cette fois-ci, à Montréal en juin. Les étudiants ont aussi choisi de se mettre au défi en ajoutant des options.

« Pour le moment, S.A.R.A. a juste un bras. Ce n’était pas nécessaire à la compétition, mais on travaille pour modifier son bras. On veut pouvoir le manipuler comme une marionnette plutôt que de devoir passer par des commandes sur l’interface », mentionne-t-il.

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