19 février 2016
Un Sorelois conçoit un mini hélicoptère à partir… de bâtons de hockey!
Par: Jean-Philippe Morin
Les six étudiants du projet : Guillaume Poirier, Vincent Jacob-Ferland, Jérôme Larose, Nicolas Roy, John Bass et Samuel Soucy-Bouchard. | gracieuseté – John Bass

Les six étudiants du projet : Guillaume Poirier, Vincent Jacob-Ferland, Jérôme Larose, Nicolas Roy, John Bass et Samuel Soucy-Bouchard. | gracieuseté – John Bass

Une équipe de six étudiants de l’Université de Sherbrooke, qui inclut le Sorelois Guillaume Poirier, conçoit actuellement un drone pouvant inclure une personne à bord et décoller de n’importe où à la verticale comme un hélicoptère. L’appareil sera assemblé à l’aide de bâtons de hockey en fibre de carbone.

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Débuté à l’automne 2014, le projet HeliTE est présentement à son stade de construction. Il sera terminé en décembre 2016.

Le drone géant pourra transporter une personne de 80 kg (176 livres) et bénéficiera d’une autonomie de 15 minutes de vol à l’aide de batteries au lithium-ion. Le pilote pourrait circuler entre 30 et 60 mètres dans les airs, selon les estimations de l’équipe.

L’idée initiale des six futurs ingénieurs du baccalauréat en génie mécanique était de construire un véhicule volant. Pour concevoir le bolide le plus léger possible (de style ultralight, soit moins de 115 kg ou 254 livres), ils ont pensé à utiliser de la fibre de carbone comme matériau principal.

« Les bâtons de hockey sont accessibles au Québec et en plus, on avait un contact », explique Guillaume. C’est que son coéquipier dans l’équipe, John Bass, a réalisé un stage en recherche chez Bauer Hockey. En raison de ses contacts avec l’entreprise, il a fait une demande pour utiliser des bâtons usagers, ce que Bauer a accepté. Les 58 bâtons donnés auront donc une seconde vie!

Un tel véhicule aurait une valeur d’environ 50 000 à 60 000$, selon M. Poirier. « Bien que l’objectif du projet soit seulement éducatif et que nous ne visons pas la commercialisation », spécifie-t-il.

Les batteries sont ce qui coûte le plus cher, soit 10 000$. Les moteurs électriques coûtent environ 2000$. La motorisation est 100% électrique.

Tester le produit

Mais les étudiants ne pourront faire voler leur appareil au Canada avec une personne à bord. Aux États-Unis, ils pourront le piloter sans certification ou permis, mais pas au Canada. Ils testeront donc l’appareil avec un mannequin en décembre.

« Aux États-Unis, si ça ne dépasse pas 254 livres, n’importe qui peut le piloter. C’est certain qu’une fois les tests effectués et notre projet présenté, on va se taper un voyage aux États-Unis pour le tester », commente Guillaume Poirier.

Après avoir présenté leur prototype lors de l’Expo MégaGÉNIALE 2016 au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke en décembre, les étudiants ne savent pas encore ce qu’ils en feront.

« Il y a déjà eu un projet de conception d’avion en 2008 à l’Université de Sherbrooke et il se retrouve aujourd’hui au Musée de l’aviation d’Ottawa. De notre côté, on ne sait pas encore ce qu’on fera. Il faut commencer par le terminer avant! »

Guillaume Poirier terminera son baccalauréat de quatre ans et demi en même temps que son projet, en décembre 2016. Ensuite, il ne ferme pas la porte à accepter un emploi à Sorel-Tracy ou ailleurs. « Tout dépend des offres », conclut-il.

Pour des informations sur le projet : www.projethelite.com.

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