21 avril 2021
Un Saint-Oursois atteint les finales d’un concours de restauration de voiture
Par: Alexandre Brouillard

François Pelletier, originaire de Saint-Ours, est finaliste au sein de trois catégories du concours « Internetional Car Show 2021 (ICS) ». Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Grâce à la restauration de sa Dodge Sedan 1940, François Pelletier est finaliste au sein de trois catégories du concours « Internetional Car Show 2021 (ICS) », qui récompense les meilleures restaurations automobiles dans 15 catégories différentes.

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« L’histoire a commencé en 2019 lorsque je discutais dans un bar avec un homme qui me parlait de sa vieille Dodge Sedan 1940 qui dormait dans une grange à Saint-Denis-sur-Richelieu. J’étais emballé par l’idée de la restaurer. C’est seulement après l’avoir acheté que j’ai réalisé l’ampleur des travaux à faire », confie le propriétaire de la voiture, François Pelletier.

Depuis l’acquisition de la vieille Dodge Sedan, M. Pelletier a multiplié les heures pour compléter la restauration. « Le corps de la voiture était assez solide, mais elle n’était pas fonctionnelle. J’ai donc touché à presque tous les aspects de la voiture, passant du moteur, au système électrique et même à la transmission », détaille-t-il.

Après la restauration de la vieille voiture, le Saint-Oursois s’est inscrit dans trois catégories du concours ICS : Revive n drive, Power trip et Tuner taste. « Humblement, je ne m’attendais pas à atteindre les finales au sein des trois catégories qui étaient jugées par des votes du public. Je suis fier de ma restauration, mais le concours est extrêmement relevé. Reste à connaitre les résultats de la finale qui seront issus des décisions d’un jury », explique-t-il.

L’idée initiale de M. Pelletier était de faire un clin d’œil aux anciennes voitures qui servaient à la contrebande d’alcool, aux États-Unis, au XXe siècle. « Les contrebandiers de l’époque modifiaient leurs voitures comme je l’ai fait. Ils voulaient une voiture performante, mais discrète pour échapper aux policiers. Je voulais donc une voiture qui avait ce genre-là », explique-t-il.

« Je suis plus que satisfait de mes résultats dans le concours. Je suis d’autant plus heureux de posséder cette voiture d’avant-guerre », ajoute-t-il, vraisemblablement fier du dénouement du concours jusqu’à présent.

Dès que les mesures sanitaires le permettront, François Pelletier a l’intention de conduire la vieille Sedan jusqu’en Californie en compagnie de sa conjointe. Il admet que « si ce n’était pas de la pandémie, nous pourrions partir bientôt. La voiture est pratiquement prête à effectuer ce long périple ».

Une véritable passion pour la restauration de bolides

Signaleur aérien de profession, M. Pelletier a développé sa passion pour la mécanique au fil des années. « J’ai commencé très jeune à vouloir modifier et améliorer mes vélos. Par la suite, à l’école secondaire, j’ai suivi un cours de mécanique automobile. J’ai ensuite tout appris par moi-même », explique-t-il.

Depuis plusieurs années, il a multiplié les restaurations de voitures, mais également de motos et d’un avion. « Je possède ma licence de pilote privé et je voulais restaurer mon propre avion. C’est ce que j’ai fait lors des dernières années. Aujourd’hui, je peux piloter l’avion que j’ai moi-même remis sur pied », mentionne-t-il avec fierté.

Malgré la qualité de ses restaurations, M. Pelletier ne cherche pas à vendre ses engins mécaniques. « Je fais toutes mes modifications pour moi. J’ai vendu une moto à une seule reprise à un homme de Las Vegas. J’avais revitalisé une moto Bimota 1978. Un modèle italien très rare qui se vend assez cher », explique-t-il.

M. Pelletier n’écarte toutefois pas la possibilité d’en faire un travail à temps plein lorsque l’heure de la retraite aura sonné. « Je ne pense pas encore à ma retraite, mais ce pourrait être une belle activité lorsque je quitterai mon boulot de signaleur aérien », conclut-il.

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