22 mai 2018
Un refuge d’animaux sauvages verra le jour à Sainte-Anne-de-Sorel
Par: Sarah-Eve Charland

Roxanne Mandeville est sur le point de réaliser son rêve d'ouvrir un refuge d'animaux sauvages. (Photo : Pascal Cournoyer)

Roxanne Mandeville a recueilli des bébés écureuils. (Photo: Pascal Cournoyer)

Roxanne Mandeville est sur le point de réaliser son rêve d'ouvrir un refuge d'animaux sauvages. (Photo : Pascal Cournoyer)

Roxanne Mandeville a recueilli des bébés écureuils. (Photo: Pascal Cournoyer)

Alors qu’elle sauve la vie des écureuils et des ratons laveurs depuis déjà quelques mois, la technicienne en santé animale Roxanne Mandeville a des idées de grandeur pour son refuge d’animaux sauvages qui est implanté à la Maison du marais à Sainte-Anne-de-Sorel.

« L’objectif premier est de réhabiliter les animaux pour les retourner dans la nature. On le fait pour le bien de l’animal », affirme-t-elle.

Cette dernière a toujours rêvé de mettre sur pied un refuge dédié aux animaux sauvages. Elle a commencé à travailler à la Maison du marais par hasard après avoir réalisé quelques heures de bénévolat. À cette époque, l’organisme aidait déjà de façon occasionnelle des ratons laveurs.

Mme Mandeville a décidé de se procurer un permis de réhabilitation auprès du ministère de l’Environnement en septembre 2017 pour mettre sur pied son projet officiellement. À l’heure actuelle, elle s’occupe également de bébés écureuils.

« On reçoit beaucoup d’appels. On a eu beaucoup de cas d’écureuils qui suivaient des enfants dans les cours d’école. Aussi, un arbre est tombé et a tué une mère écureuil. On a sauvé les petits parce qu’ils n’avaient aucune chance de survie autrement », explique-t-elle.

La technicienne en santé animale assure qu’il y a un besoin dans la région parce que les citoyens se réfèrent déjà à la Maison du marais pour sauver des animaux. Le refuge sera mis sur pied en partenariat avec l’organisme sans but lucratif.

« On offre un environnement qui ressemble à la nature même si on ne pourra jamais recréer véritablement leur environnement naturel. C’est pour cette raison qu’il est important de les stimuler mentalement pour qu’il développent un instinct naturel. On essaie de limiter les contacts humains. Ils n’ont pas conscience de ce qu’ils sont. S’ils ne voient que des humains, ils commenceront à croire qu’ils sont humains. Cela peut amener des problèmes au moment de la reproduction », explique-t-elle.

Au cours des prochains mois, elle mettra ses énergies à construire des cages adaptées et à mettre sur pied des activités de financement. Elle lancera notamment la vente de plantes indigènes sous peu.

« Ces plantes poussent ici au marais. Ce sont des plantes qui ont un intérêt avec la flore et la faune d’ici. Elles n’entrent pas en compétition avec les espèces d’ici », ajoute-t-elle.

Des projets de développement

À long terme, Roxanne Mandeville espère aussi développer un centre d’observation avec des animaux qui ne pourront pas être remis en nature, soit parce qu’ils sont handicapés ou parce qu’ils ont été trop en contact avec les humains. Ce type de centre nécessite un autre permis du ministère de l’Environnement.

« On veut faire de la sensibilisation. Les gens pensent qu’ils font bien en kidnappant des bébés animaux en pensant les sauver et en les gardant en compagnie. Ces animaux sont sauvages avec des instincts sauvages. Lorsqu’ils grandissent, ça devient trop pour les gens. Ils les relâchent, mais ces animaux n’auront jamais appris à vivre en nature », souligne-t-elle.

La directrice générale de la Maison du marais, Estelle Cardin, affirme que l’organisme est ouvert à travailler en collaboration pour de futurs développements. « Peu importe le développement qu’on va faire, on va le faire en fonction des animaux. L’idée est d’avoir un équilibre entre sensibiliser les gens et prendre soin des animaux », conclut-elle.

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