19 novembre 2020
Un rapport favorise le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur
Par: Jean-Philippe Morin

Le projet d’expansion du Port de Montréal a franchi une étape importante avec le rapport de l’Agence d'évaluation d'impact du Canada. Photo gracieuseté

Le député Xavier Barsalou-Duval se réjouit des conclusions du rapport. Photo gracieuseté

Le rapport attendu de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, déposé le 18 novembre, évalue que le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur n’entraînera pas d’effets environnementaux négatifs importants si des mesures d’atténuation sont prises.

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« L’Agence conclut que, compte tenu de l’application des mesures d’atténuation, le projet n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants, comme ils sont définis dans la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) », peut-on lire dans la conclusion de ce rapport de 340 pages.

« L’Agence a établi des mesures d’atténuation clés et les exigences d’un programme de suivi qui seront proposées au ministre de l’Environnement et du Changement climatique lors de sa prise de décision concernant l’importance des effets environnementaux négatifs que la réalisation du projet pourrait entrainer », ajoute-t-on dans le rapport.

L’Agence conclut également que le projet, combiné aux projets passés, présents et raisonnablement prévisibles, n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux cumulatifs sur les milieux humides, le chevalier cuivré et la rainette faux-grillon de l’Ouest.

Rappelons qu’avec l’appui de la Banque de l’infrastructure du Canada et de partenaires privés, le Port de Montréal entend aménager, à Contrecœur, un nouveau terminal à conteneurs à la fine pointe de la technologie en prévision de la manutention, à terme, de 1,15 million de conteneurs. Ce projet, évalué à 750 M$ et devenu nécessaire par le niveau d’activité croissant des importateurs et exportateurs canadiens, prévoit la création de 5000 emplois pendant la phase de construction et 1000 pendant la phase d’exploitation. Le début de la construction est prévu en 2021 avec une mise en service en 2023 ou 2024. En période d’exploitation, de 56 à 156 navires par année pourraient s’amarrer au nouveau terminal.

Des réactions positives

L’Administration portuaire de Montréal (APM), qui gère le projet, n’a pas tardé à se réjouir des conclusions de ce rapport.

« L’APM procède à l’analyse du rapport et réitère son engagement à déployer des mesures d’atténuation et de compensation exemplaires alors que son projet d’expansion franchit une étape importante. L’APM entend demeurer à l’écoute des exigences de l’Agence tout au long de la conception, de la construction et de l’opération du projet de manière à favoriser une intégration harmonieuse dans la communauté », peut-on lire dans un communiqué de l’APM.

« Outre le plan complet de mesures de compensation et d’atténuation soumises à l’Agence, l’APM s’engage à continuer à travailler étroitement avec cette dernière et les différentes autorités concernées, ainsi que les Premières Nations, afin d’avoir un impact minimal sur les écosystèmes humain, aquatique et terrestre », poursuit l’APM.

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval, s’est aussi montré optimiste. Il presse maintenant le gouvernement de finaliser rapidement les dernières étapes du projet.

« Ce rapport était probablement l’une des étapes les plus importantes en vue de la concrétisation du projet. Il s’agit manifestement d’une excellente nouvelle pour le Port de Montréal, mais aussi pour l’ensemble des citoyens de Contrecœur et des environs. Les mesures d’atténuation permettront de protéger de manière adéquate l’environnement tout comme la qualité de vie des citoyens », a déclaré Xavier Barsalou-Duval.

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères compte maintenant mettre la pression sur le gouvernement afin de s’assurer que le financement du projet soit finalisé dans les plus brefs délais. « Maintenant que nous avons la confirmation que le projet peut se faire dans le respect de l’environnement, il est nécessaire qu’Ottawa presse le pas », ajoute-t-il, en assurant qu’il mettra de la pression pour que le gouvernement bouge rapidement.

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