8 septembre 2020
Un premier roman pour la Soreloise Cynthia Massé
Par: Katy Desrosiers

L’autrice Cynthia Massé lance son premier roman, Chérie, le 22 septembre. Photo Samantha Briand

La couverture du roman Chérie a été dessinée par Elise Warren. Photo gracieuseté

L’autrice soreloise Cynthia Massé lance le 22 septembre son premier roman, Chérie, après cinq ans d’écriture. Le texte, étant au départ son projet de maîtrise, a été bonifié pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

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Dans ce livre, la jeune autrice habitant maintenant Montréal raconte l’histoire d’une femme qui tombe amoureuse d’un homme ayant déjà été marié. Pour lui, la relation n’est pas très sérieuse, mais pour elle, elle est très importante. Tout au long du récit, la protagoniste deviendra de plus en plus obsédée par l’idée de découvrir la femme qui était là avant elle. Elle veut en quelque sorte conquérir la maison et remplacer l’ancienne conjointe de l’homme.

L’action se déroule en partie à Sorel-Tracy puisque la maison de l’homme s’y situe. La femme, qui habite Montréal, voyage entre les deux destinations.

« Je me suis basée sur le fait que moi j’habite à Montréal et dans ce temps-là (lorsqu’elle a écrit le récit), j’allais à Sorel toutes les fins de semaine en autobus. L’imaginaire de la route entre Sorel et Montréal me hantait, il fallait que je la sorte quelque part », raconte l’autrice.

Elle s’est aussi fiée à l’expérience vécue par un ami, qui s’est fait construire une maison avec sa conjointe. Peu de temps après avoir emménagé, le couple s’est séparé et l’homme demeure toujours dans cette maison, entièrement réalisée selon les désirs de son ancienne conjointe.

Parmi les thèmes abordés dans le livre, il y a la relation avec le corps et la compétition entre femmes.

Le livre s’adresse à un vaste public, même si l’autrice sait qu’il pourrait davantage plaire à un public féminin. Elle croit toutefois qu’il pourrait donner aux hommes un point de vue différent.

Un rêve devenu réalité

Pour Cynthia Massé, publier un roman a toujours été un rêve. Cependant, lorsqu’elle a commencé à envoyer son récit à des maisons d’édition, elle a traversé une période pendant laquelle elle avait perdu espoir. Jusqu’à ce qu’elle reçoive un message de son éditrice actuelle, Fanie Demeule, de la maison d’édition Tête Première. L’autrice la décrit comme quelqu’un d’ouvert, qui a bien su la guider dans l’amélioration de son œuvre.

« La première maison d’édition qui m’avait répondu, elle m’avait envoyé une liste de modifications à faire en disant « Fais ça et revient nous » et ne s’était engagée à rien. J’ai lu la liste et je n’étais pas d’accord avec le trois quarts des commentaires. Je ne les ai jamais rappelés », raconte Cynthia Massé.

En raison de la pandémie, il n’y aura pas de lancement traditionnel. Certaines idées comme un lancement virtuel ou dans un parc ont été lancées, mais rien n’est fixé.

Également, comme le Salon du livre de Montréal ne se tiendra pas cette année, l’autrice espère qu’elle pourra y participer l’an prochain. Toutefois, des capsules vidéo tournées pour le salon, mais aussi par la maison d’édition pourraient aider à faire connaître sa première œuvre.

Dans les dernières années, Cynthia Massé, qui s’intéresse également à la poésie, a été lauréate du Prix récit de Radio-Canada. Certains de ses textes sont parus dans différents magazines littéraires. Malgré son travail à temps plein en rédaction web, elle tente de garder un peu de temps pour rédiger tranquillement ce qui pourrait se transformer en deuxième roman.

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