15 août 2017
Un père et sa fille à l’assaut des pistes de course
Par: Sarah-Eve Charland
Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

Steve Nadeau et sa fille Rosalie participent aux courses de l’Autodrome Granby chaque fin de semaine de l’été. | TC Média - Pascal Cournoyer

La course automobile est une histoire de famille pour Steve Nadeau et sa fille Rosalie. Ils coursent l’un contre l’autre dans la même catégorie toutes les fins de semaine à l’Autodrome Granby.

Steve Nadeau fait de la course automobile depuis 2001. La mère de Rosalie a assisté à une course le soir de son accouchement. Ça allait donc de soi de transmettre sa passion à sa fille dès son jeune âge, mentionne M. Nadeau.

L’adolescente a commencé à effectuer des courses de karting sur terre battue en 2014. Deux ans plus tard, elle a tenté sa chance en participant aux courses de type slingshot. Depuis mai 2017, elle défie son père en coursant dans la même catégorie, soit sportsman.

Âgée de 14 ans, elle affronte des adversaires qui sont pour la plupart des hommes ayant plus de 20 ans.

« Lors de ma première course, j’étais stressée. Les gars sont corrects. Je les connais depuis des années. Mais il faut faire sa place », affirme l’adolescente.

Sur le circuit, trois jeunes ont 14 ans. M. Nadeau se sent privilégié de partager sa passion avec sa fille. « Il n’y a pas grand monde qui fait ça avec leur fils ou leur fille », observe-t-il.

Depuis ses débuts, M. Nadeau adopte le numéro 94 pour identifier son véhicule. Il garde le capot de chacune de ses voitures pour décorer son garage. Pour sa fille, le choix du numéro au moment de s’inscrire était évident. Puisqu’elle ne pouvait pas reprendre le même que son père, elle a ajouté le mot junior pour devenir 94 jr.

Une saison remplie

Elle investit en compagnie de son père près de 40 heures chaque semaine pour entretenir sa voiture. Ils doivent démonter chacun leur véhicule pièce par pièce après chaque course pour en faire la vérification.

« Elle veut le faire par elle-même. C’est une année d’apprentissage pour elle. Rosalie est responsable de sa saison. C’est elle qui a trouvé ses commanditaires pour ses dépenses », souligne M. Nadeau.

Une saison coûte environ 30 000$ pour une voiture en comptabilisant les pièces, l’essence, le transport et les inscriptions.

Ils participent à 20 courses entre mai et septembre. En raison des mauvaises températures, ils n’ont pu prendre part qu’à sept courses au moment de mettre sous presse [11 août]. À cette date, Rosalie Nadeau se classait au 16e rang sur une possibilité de 30. Son père était au 5e rang.

« Je suis fière de que j’ai fait. Je suis mon père depuis que je suis toute petite. Ce dont je suis le plus fière, c’est de courser avec lui », conclut-elle.

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