11 septembre 2018
Centre d'action bénévole du Bas-Richelieu
Un nouveau système de paniers alimentaires pour développer l’autonomie des plus démunis
Par: Sarah-Eve Charland

La directrice générale du Centre d'action bénévole du Bas-Richelieu, Sylvie Cantin, se réjouit des nouveaux projets de l'organisme. (Photo : Sarah-Eve Charland)

Le Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu (CAB) a mis en place un nouveau système de paniers alimentaires et travaille à l’écriture d’un livre de recettes afin d’inciter les usagers à développer leur autonomie au quotidien.

L’organisme a entamé une grande réflexion l’année dernière. « On fonctionnait de la même façon depuis des années. Ce n’est pas facile de faire des changements. On souhaite responsabiliser notre clientèle », affirme la directrice générale du CAB, Sylvie Cantin.

Depuis la mi-juin, les bénéficiaires du CAB peuvent choisir leurs denrées chaque semaine. Auparavant, ils recevaient un sac dans lesquels étaient disposées les denrées.

« Ils pouvaient recevoir des choses qu’ils n’aimaient pas. On souhaite ainsi éviter le gaspillage. Les gens ont le panier d’épicerie. Ils ont droit à un certain nombre d’items. Ça leur permet aussi de garder leur dignité », explique-t-elle.

Dans certaines régions, des centres d’action bénévole font une deuxième guignolée pendant l’été puisque les dons sont plus rares en période estivale que pendant le temps des Fêtes. Le CAB du Bas-Richelieu a toutefois conclu une entente avec Moisson Rive-Sud qui lui permet d’obtenir des aliments et des denrées à l’année. « Ça nous a sécurisé. On ne peut pas demander mieux », poursuit-elle.

Depuis quelques mois, une cuisinière a été engagée pour préparer des repas mis à la disposition des gens qui ne sont pas en mesure de cuisiner. Des bénéficiaires pourront aussi acheter une carte de 5$ qui donnera accès à près de 50$ d’épicerie en denrées.

« Les bénéficiaires sont contents de fonctionner comme ça. On veut sensibiliser les gens. Rien n’est gratuit. Ce montant, ce n’est pas beaucoup, mais ils devront penser à le mettre de côté dans leur budget », ajoute Mme Cantin.

Le CAB travaille également à l’élaboration d’un livre de recettes afin d’éduquer ceux qui ne savent pas comment cuisiner. La cuisinière de l’organisme s’est occupée de trouver les recettes et d’écrire l’ouvrage. L’organisme est en attente d’une subvention avant de l’imprimer.

« On veut avoir des partenariats avec des entreprises qui seraient prêtes à financer des livres qui seront donnés par la suite à des personnes démunies », espère Mme Cantin.

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