15 septembre 2015
Un monument du basketball prépare tranquillement sa retraite
Par: Jean-Philippe Morin
L'entraîneur Pierre Lemay aide aussi les jeunes à se développer avec son camp de basketball «La relève» en août. | TC Média - archives

L'entraîneur Pierre Lemay aide aussi les jeunes à se développer avec son camp de basketball «La relève» en août. | TC Média - archives

Le visage du basketball dans la région de Sorel-Tracy, Pierre Lemay, restera entraîneur-chef des Vaillantes de Sainte-Victoire pour les deux prochaines années. Mais ce seront ses deux dernières, assure le coach de carrière depuis 1975.

Âgé maintenant de 65 ans, Pierre Lemay a toujours été entraîneur, que ce soit au hockey pendant quatre ans avec ses garçons, au soccer pendant 10 ans avec l’Alliance et au basketball depuis maintenant 40 ans. La passion y est toujours, mais le principal intéressé veut passer le flambeau peu à peu.

« Quand je fais quelque chose, je le finis. Je ne suis pas du genre à laisser tomber un groupe. Cette année, on aura neuf filles de 5e année et seulement deux filles de 6e année avec les Vaillantes. Je veux donc finir les deux prochaines années avec ce groupe et me retirer », explique Pierre Lemay.

Entraîneur de carrière

M. Lemay a commencé sa carrière d’entraîneur à l’Université du Québec à Trois-Rivières dans les années 70. Il n’avait que 20 ans, alors que les filles en basketball juvénile avaient 18 ans. « C’est à ce moment que j’ai eu la piqûre du basketball », se souvient-il. Par la suite, il est arrivé à Sorel-Tracy et on connaît la suite : championnats par-dessus championnats avec les Vaillantes en mini-basket.

Aujourd’hui, il n’est pas du tout tanné du coaching, martèle-t-il pendant l’entrevue. Il a souvent eu des offres pour entraîner des équipes de haut niveau, mais il a toujours refusé pour développer les jeunes filles non seulement au basketball, mais dans la vie de tous les jours. Ce n’est pas la passion qui manque, mais il sent que le temps est venu de laisser sa place.

« J’ai toujours enseigné en éducation physique. Le coaching, c’est ma vie. C’est plus fort que moi : quand je vois un ou une athlète, je veux que son talent soit développé au maximum. Je suis à 100% pour la participation dans le sport, mais ça en prend, des athlètes, qui vont aller aux plus hauts niveaux », souligne M. Lemay.

Non seulement les Vaillantes l’ont changé – et continueront de le changer pour les deux prochaines années – mais il espère aussi avoir changé la vie des jeunes filles qui ont joué à Sainte-Victoire-de-Sorel.

« Toutes les filles qui ont joué pour moi le disent aujourd’hui : elles ont appris la discipline. Les Vaillantes, c’est une école de vie. Ça change ta vie parce que tu te dépasses chaque jour pour tes coéquipières, tu te fixes des objectifs. »

Les Vaillantes visent encore le sommet

Malgré une jeune équipe cette année, les Vaillantes aspireront encore aux honneurs parmi les équipes féminines au primaire dans la province, croit Pierre Lemay.

« On va être encore dans les deux ou trois meilleures équipes, sinon la meilleure au Québec. Les filles sont jeunes, mais ce sont des athlètes. C’est plaisant coacher des athlètes parce que c’est plus facile leur enseigner le jeu. On veut répéter nos championnats provinciaux des dernières années », conclut Pierre Lemay.

Pour ce qui est des Mini-Vaillantes (2e, 3e et 4e année), le tandem composé de Carl Gendron et d’Alexandre Martel entraînera l’équipe.

image