12 juin 2018
Dossier spécial : La politique, une affaire de famille
Un mentor pour défricher la voie
Par: Julie Lambert

Diane De Tonnancourt (Photo : Julie Lambert)

Martin Cournoyer (Photo : Julie Lambert)

Le journal Les 2 Rives présente une série de reportages mettant à l’honneur des familles de la MRC de Pierre-De Saurel qui se sont impliquées en politique municipale. Que ce soit un père ou une mère à la mairie, un frère, une sœur ou des enfants sur le conseil municipal, ils partagent tous cette passion qui est dans leur sang de génération en génération.

Le conseiller municipal de Sainte-Victoire-de-Sorel Martin Cournoyer et la mairesse de Yamaska Diane De Tonnancourt ont tous les deux un point commun : au moins un membre de leur famille a siégé à la table de leur conseil municipal. S’ils n’ont pas pu le faire au même moment que leur mentor, ils ont beaucoup appris d’eux avant de faire le saut en politique.

Publicité
Activer le son

À lire aussi:
– Trois générations de Salvas passent à la table du conseil municipal à Saint-Robert
– Les Péloquin tombés dans la marmite politique dès leur enfance

La mairesse de Yamaska Diane De Tonnancourt compte autour d’elle plusieurs proches qui ont été en politique, dont son père Marcel De Tonnancourt qui a été lui aussi été conseiller municipal, mais pour l’ancienne municipalité de St-Michel d’Yamaska à la fin des années 70. Son beau-père, Raymond Mondou, a également été maire et son oncle Michel conseiller municipal.

Déjà impliquée divers comités scolaires et municipaux, elle rencontrait beaucoup de personnes en politique, souligne-t-elle. C’est toutefois son beau-père qui lui a donné le goût d’en faire plus. Il est décédé alors qu’elle déposait sa candidature comme conseillère municipale.

« J’ai eu la piqûre en jasant avec mon beau-père. Il était très proche de ses citoyens. Il a eu à faire face à une seule élection pendant tous ses mandats de 1971 à 2005. J’avais passé la journée avec lui et je m’étais occupée du pointage des bulletins de vote lors de sa dernière campagne en 2005 », explique-t-elle.

Selon elle, ce n’est pas nécessairement un gène familial d’être intéressée par la politique municipale, c’est surtout une question d’implication. Elle avait un intérêt pour sa municipalité et un désir de vouloir la développer.

« On est quatre filles à la maison et je suis la seule en politique. Je n’ai pas pu vivre tous ces moments avec mon père, mais je suis certaine qu’il aurait été fier de moi quand j’ai été élue mairesse, surtout que je suis la première femme à l’avoir été à Yamaska », se réjouit-elle.

Des conseils à suivre

Le parcours en politique du conseiller Martin Cournoyer est plus récent puisqu’il a été impliqué 24 ans à l’Union des producteurs agricoles (UPA) Richelieu-Yamaska. Il effectue actuellement son deuxième mandat à la municipalité de Sainte-Victoire-de-Sorel.

Il ne s’est pas intéressé au monde politique même si son père a été impliqué au niveau fédéral et que sa mère Solange Cournoyer a été mairesse pendant 21 ans à Sainte-Victoire, de 1972 à 2013.

« C’était pour moi une autre expérience de vie. Je me suis dit qu’en étant à la municipalité, je pourrais prendre part aux décisions. Nous avions tous été très surpris quand ma mère s’est lancée en politique puisqu’elle avait toujours été très réservée. J’entendais un peu parler de certains dossiers à la maison, mais elle était très discrète. Cela ne nous a pas empêchés à l’époque d’avoir plusieurs discussions très animées, elle n’a pas toujours pris sur notre bord », dit-il en riant.

Il ne voyait pas d’intérêt de se présenter avant qu’elle quitte la politique parce qu’ils ne partageaient pas les mêmes idées. Martin Cournoyer a toutefois pu bénéficier de plusieurs de ses conseils, surtout lorsqu’il y a des dossiers chauds à la municipalité.

« Elle m’a toujours dit : Martin, si tu prends soin des gens, tu vas être là longtemps. Je tiens aussi d’elle sur sa façon de gérer des dossiers. Je suis négociateur, même si je dis ma façon de penser. Elle me disait aussi : si tu vas en politique pour faire plaisir à tout le monde, n’y va pas. Tu dois seulement faire de ton mieux avec tes connaissances », conclut-il.

image