2 juin 2020
Un engouement pour les campings dans la région
Par: Sébastien Lacroix
Le camping Domaine de la Paix à Saint-Ours recevait déjà quelques snowbirds avant sa réouverture officielle le 1er juin.
Photothèque | Les 2 Rives ©

Le camping Domaine de la Paix à Saint-Ours recevait déjà quelques snowbirds avant sa réouverture officielle le 1er juin. Photothèque | Les 2 Rives ©

Dans l’attente et l’incertitude depuis de nombreuses semaines, les campeurs ont été nombreux à prendre des réservations au cours des derniers jours dans la région après l’annonce de la réouverture des terrains à compter du 1er juin.

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La boîte vocale était déjà pleine au camping du Domaine des Érables, à Saint-Roch-de-Richelieu, qui est classé comme un établissement cinq étoiles. Le camping propriété de Parkbridge indiquait recevoir un grand nombre de demandes et que le temps de réponse pourrait accuser un certain retard.

« Le téléphone ne dérougit pas », nous confiait le propriétaire du camping du parc Bellerive, à Saint-Ours, Doris Ménard, au lendemain de l’annonce faite par la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, qui est venue confirmer l’information qui avait déjà abondamment circulé dans les médias nationaux.

Heureusement, les terrains de camping avaient reçu l’autorisation de préparer les installations. Ce qui lui a permis de faire le ménage des branches et de remplacer un poteau d’électricité cassé.

Les quais de la marina ont également été installés, mais seulement la moitié. L’autre pourrait l’être tout dépendant de la demande. « Plusieurs ont annulé et préféré garder leur bateau en cale sèche. Parce qu’ils ne peuvent pas se promener en raison de l’incertitude », souligne-t-il.

S’il était très heureux d’ouvrir, Doris Ménard ne cache pas que ce sera une « année bizarre » pour les campeurs avec de nombreux défis. Pour les toilettes, seulement les voyageurs pourront y accéder, mais pas les saisonniers qui sont autonomes.

Beaucoup d’enthousiasme se faisait sentir également du côté du Domaine de la Paix, à Saint-Ours, qui a accueilli quelques snowbirds qui n’avaient nulle part où aller à leur retour au pays. « Nous avons envoyé un courriel à nos saisonniers et les gens appellent. Nous avions très hâte qu’ils arrivent. Parce que chacun s’occupe de son terrain et le gazon poussait », indique le propriétaire Louis Daigle.

De son côté, la difficulté aura surtout été du côté de l’embauche. Puisqu’étant dans l’attente des annonces du gouvernement, il lui était difficile d’engager des gens sans savoir à quel moment ils pourraient commencer.

Pour éviter d’avoir à gérer les blocs sanitaires, le Domaine de la Paix a préféré ne pas les ouvrir et accepter seulement les campeurs qui seront autonomes. Ce qui correspond davantage au profil de sa clientèle. Il y a également le tout nouveau centre communautaire qui avait été construit cet automne qui ne pourra malheureusement pas ouvrir cette année.

Le camping Le Québécois, à Massueville, était également débordé d’ouvrage, la semaine dernière, étant donné le court délai entre l’annonce et la réouverture. « Il a fallu se revirer sur un dix cents, raconte le propriétaire, Florian Chicoine. On a déjà des réservations pour la première fin de semaine. Les gens avaient hâte de sortir de chez eux. »

C’était un peu plus tranquille au camping Rimbo, à Sainte-Victoire-de-Sorel, qui avait déjà cinq snowbirds sur les lieux. « Les saisonniers s’en viennent, mais nous n’avons pas encore une grosse demande, a admis le propriétaire François Arpin, jeudi dernier. Il y en a beaucoup qui nous appelle le jeudi ou le vendredi. On a déjà quelques réservations, mais ça va au mois de juillet. »

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