28 novembre 2019
Un couple de Saint-Ours raconte son périple autour du monde
Par: Sébastien Lacroix
Yvon Legault et Carmelle Rouselle lors d’une rencontre avec un Dragon de Komodo. 
Photo gracieuseté

Yvon Legault et Carmelle Rouselle lors d’une rencontre avec un Dragon de Komodo. Photo gracieuseté

Environ deux ans après être revenu au pays et avoir entrepris d’écrire ses aventures, Yvon Legault était au Salon du livre de Montréal, la semaine dernière, où il a lancé « TAIMA, onze ans autour du monde ». Il y raconte quelques moments choisis d’un voyage hors du commun qu’il a réalisé en voilier avec sa conjointe Carmelle Rousselle et leurs deux chats.

Un périple de 74 000 kilomètres qui leur a permis de traverser les trois grands océans, de visiter plus de 40 pays et de fréquenter plusieurs centaines de mouillages où ils ont jeté l’ancre. Une histoire qui a reçu une bonne réception et suscité beaucoup de curiosité des visiteurs.

Parti de Montréal, en 2006, pour un projet de retraite, ceux qui se décrivent comme des « marins d’eau douce » ne croyaient pas que leur voyage allait les mener autour du monde. Leur objectif étant simplement d’apprendre à vivre différemment. Ils avaient à ce moment-là vendu leur maison, leur voiture et pratiquement tout ce qu’ils possédaient pour partir à bord d’un bateau à voile en acier de dix mètres de longueur avec un seul mât.

À leur retour au Québec, en 2017, ils ont choisi Saint-Ours pour revenir à la terme ferme. « Après onze ans de grands espaces, nous ne voulions pas retourner à Montréal. Nous avons choisi Saint-Ours que nous ne connaissions pas, si ce n’est que nous avions passé les écluses », raconte Yvon Legault qui raconte avoir eu plus de mal à s’habituer à son retour à la normale que de s’acclimater à sa vie de marin.

Rendu à 73 ans, il a pris la décision de rentrer à la maison. « C’est quand même un mode de vie qui est exigeant [la navigation]. Parce que tu ne commandes pas tes conditions. Tu vis avec celle du moment. Ce n’est pas toujours l’idéal, témoigne Yvon Legault. À un certain moment, tu te dis qu’il est temps de passer à autre chose. »

Des rencontres inspirantes

Tout au long de leur voyage autour du globe, ils ont pris le temps de bien voir les choses et même de tisser des liens avec les communautés locales et les marins qu’ils rencontraient. Ils pouvaient passer quelques jours à quelques mois à chacun des endroits qu’ils visitaient, tout dépendant de leur intérêt, des saisons et des conditions de navigation. Même les chats ont pris goût au voyage, dormant souvent dans la cale et se permettant même d’aller se rafraîchir et de revenir sur le bateau.

« Un voyage, c’est une suite de petites distances, fait-il valoir. L’idée n’était pas de faire de la vitesse, mais de vivre différentes expériences dans différentes régions. Quand on arrivait dans un endroit et qu’on se sentait bien, on demeurait plus longtemps. C’était de profiter de chaque moment. »

S’il admet que chaque endroit a son cachet, Yvon Legault estime que son « coup de cœur » revient au Madagascar en raison de son exotisme et de son côté pratique. « Ça dépend toujours des gens que l’on rencontre à ce moment-là, de la période de l’année, explique-t-il. Il y en a beaucoup d’autres. Il faut savoir s’adapter à chaque endroit que l’on visite. »

Le livre raconte quelques moments forts des six grandes étapes de leur voyage : du départ à Grenade, le Panama, l’océan Pacifique, le Sud-est asiatique, l’océan Indien, l’Afrique du Sud et la traversée de l’Atlantique.

Il est possible de commander le livre via « Librairie en ligne » de Bouquinbec sous la rubrique « nouveautés » ou « voyage » au https://bouquinbec.ca/.

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