13 juillet 2015
Un changement de cap à la tête du Festival en 2015
Par: Julie Lambert
L’équipe du Festival de la gibelotte subira des changements après la démission de deux de ses membres. Jacques Tremblay (à gauche) et Denis Gagné (à droite), ont reçu des toiles de l’équipe qui leur a rendu hommage le 11 juillet. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

L’équipe du Festival de la gibelotte subira des changements après la démission de deux de ses membres. Jacques Tremblay (à gauche) et Denis Gagné (à droite), ont reçu des toiles de l’équipe qui leur a rendu hommage le 11 juillet. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Après une dizaine d’années à la présidence et au sein du conseil d’administration du Festival de la gibelotte, Denis Gagné et Jacques Tremblay ont annoncé leur démission lors de la soirée de fermeture des festivités, le 11 juillet dernier. Un changement de cap est à prévoir, selon eux, car la pérennité du festival sorelois est toujours incertaine.

Le président, Denis Gagné, avait en tête son départ depuis longtemps, confie-t-il. Il attendait seulement que lui et son épouse soient tous les deux à la retraite avant de laisser sa place à la tête de cet organisme privé sans but non lucratif.

« Cela fait plus de 40 ans que je m’implique dans l’action citoyenne. Cela a toujours été prévu que je délaisse cette activité au moment de notre retraite. J’ai de très bons souvenirs de cette implication, mais aussi de toutes mes autres », souligne-t-il.

Son collègue, le trésorier Jacques Tremblay, a également décidé de tourner la page sur cette période heureuse de sa vie, en partie en raison du départ de son ami, M. Gagné.

La plus grande fierté de cet homme, âgé de 70 ans, est sans nul doute les prix remportés par l’organisation l’an dernier lors des Grands Prix du tourisme québécois 2014. Il a été lauréat à deux reprises dans la catégorie « Festivals et événements touristiques / Budget d’exploitation de plus de 1 M $ ».

« Nous avons vraiment travaillé très fort et nous pouvons être fiers d’avoir gagné contre des festivals comme celui de Saint-Jean-sur-Richelieu ou de Valleyfield. Le festival a pris son envol au cours des trois dernières années », croit-il.

Deux autres membres de l’organisation, Martin Pelland et Laurent Cournoyer, pourraient également quitter l’organisme dans les prochains mois puisque leur contrat de trois ans est arrivé à échéance cette année.

Selon le directeur des communications, Laurent Cournoyer, aucune décision n’a encore été prise de leur côté.

« L’organisation demande beaucoup d’efforts, d’énergie et de temps. On porte beaucoup de choses sur nos épaules. On va entreprendre une réflexion sur notre avenir. On a fait beaucoup de sacrifices. On va regarder qui prend la tête et s’il va vouloir faire un renouvellement », explique M. Cournoyer.

Une chose est certaine, pense M. Gagné, de nombreux défis se présentent sur le chemin de son remplaçant et de ceux qui prendront la relève au cours des prochaines semaines.

Avec des subventions moindres que d’autres festivals de même envergure et peu de possibilités de voir le financement du festival au niveau provincial évoluer, son avenir est incertain, croit l’ancien président.

Cette incertitude sur l’avenir du festival est partagée par son collègue, M Tremblay.

« Il va falloir que l’équipe travaille encore plus pour essayer de rentabiliser l’événement. Nos contrats de commandite ne vont pas plus loin qu’une année et le gouvernement ne semble pas vouloir bouger. Je me demande si le festival va arriver à son 40e anniversaire qui sera en même temps que le 375e de la Ville de Sorel-Tracy », conclut-il.

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