30 mai 2018
Un biologiste commente la visite de deux orignaux
Par: Sarah-Eve Charland

Les orignaux ont été pris en photo vers 5h15 sur le boulevard des Érables à Sorel-Tracy le 27 mai. (Photo : Gracieuseté/Aly Sweeney)

L’apparition de deux orignaux, croqués en image par une lectrice, dans le secteur Tracy le 27 mai, demeure un événement exceptionnel, selon le biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Éric Jaccard.

La citoyenne Aly Sweeney a pris en photo les deux orignaux vers 5h15 sur le boulevard des Érables à Sorel-Tracy. Les animaux se sont promenés dans le quartier Saint-Jean-Bosco jusqu’au chemin Saint-Roch et se sont dirigés vers le parc Dorimène-Desjardins.

Les intervenants du ministère ont été surpris de voir la photo au point de croire à un trucage.

« C’est toujours exceptionnel de voir un orignal se promener dans un milieu résidentiel. Souvent, ils ne font que passer. Ils fuient les humains. Ça ne côtoie pas très bien l’humain », dit le biologiste.

Le biologiste, à première vue, croit que ces jeunes orignaux seraient nés l’année dernière. Ils se promenaient en duo, ce qui n’est pas rare, soutient M. Jaccard.

En Montérégie, le ministère a constaté de petites populations d’orignaux. Entre Contrecœur et Sorel-Tracy, on retrouve de nombreux boisés où on a aperçu quelques individus par observation aérienne. Selon des estimations sommaires, on pourrait retrouver une dizaine d’orignaux.

« Entre Contrecœur et Sorel-Tracy, ça demeure tout de même l’endroit le plus susceptible où on peut apercevoir des orignaux en Montérégie », croit-il.

Il est toutefois difficile d’estimer les raisons qui ont poussé ces orignaux à s’aventurer en milieu urbain. Leur sortie n’est pas liée à une période reproductive. Les coupes forestières pourraient avoir réduit leur habitat. Le biologiste n’avait pas assez d’information en main pour émettre une hypothèse.

« Il s’agit sûrement d’une quête alimentaire. La végétation qui pousse bien en milieu urbain les a peut-être attirés. Ils pourraient aussi profiter des semences en période agroalimentaire. Si c’est plus tranquille en boisé, ils peuvent sortir de leurs habitats », énumère-t-il.

Si les citoyens observent à plusieurs reprises des orignaux, M. Jaccard suggère de contacter la Direction de la protection de la faune afin qu’elle puisse évaluer la situation.

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