30 juin 2017
Un batteur sorelois vit le trip des tournées
Par: Deux Rives
Les membres du groupe, en ordre: Frédéric Couture  Mick Martel et Antoine St-Germain. | Gracieuseté

Les membres du groupe, en ordre: Frédéric Couture Mick Martel et Antoine St-Germain. | Gracieuseté

La vie de rockstar n’est pas de tout repos. Elle l’est encore moins en début de carrière, alors qu’elle regorge d’aventures peu luxueuses. Les nuits blanches et les longues heures de route ne font donc plus peur au batteur sorelois de 28 ans, Antoine St-Germain.

Celles-ci lui font miroiter le rêve et la gloire depuis qu’il est de retour d’une première tournée sur le vieux continent et d’une seconde dans l’ouest canadien avec son groupe, The Hazytones, originaire de Montréal.

« Ç’a très bien été. On a eu une bonne réception lors de chaque show au UK, souligne le Sorelois. Les spectacles le lundi et le mardi en France, il y avait moins de monde, mais ça fait partie du métier. »

Le voyage du groupe comprenait six spectacles au Royaume-Uni, un en Belgique, un en Suisse, ainsi que 12 en France. Ces 20 dates se situaient entre le 14 mars et le 9 avril. Le band s’est ensuite dirigé vers l’ouest canadien, à l’aide d’un mini-van de tournée acheté pour l’occasion.

« On vient de finir de l’aménager et de le payer, ajoute-t-il. Ça me permet de jouer de la musique, de gagner ma vie et de voyager, c’est un real trip. »

Les débuts du groupe

Antoine St-Germain joue de la batterie depuis l’âge de 15 ans. Il s’amusait dans quelques groupes de la région avec ses amis, pour le plaisir seulement. C’est lors de son déménagement à Montréal qu’il a fait la rencontre de Mickael Martel, dans le restaurant où ils travaillaient.

« On s’est mis à enregistrer et à jouer avec Frédéric, un ami de Mickael », raconte le Sorelois.

C’est à ce moment que The Hazytones a vu le jour. Ils font dans le Stone Rock, un mélange entre le vieux rock classique et le rock actuel, avec une touche de métal, mais très accessible, selon le batteur.

Les trois membres du groupe se sont rencontrés il y a deux ans. À peine un an plus tard, leur premier album et leurs premiers vidéoclips ont été diffusés. À ce moment, leur popularité a vraiment décollé, raconte Antoine St-Germain.

« Les gens nous ont pris plus au sérieux à partir de ce moment-là », mentionne-t-il. Ils se sont donc associés à une bookeuse montréalaise. C’est elle qui les a envoyés en tournée.

Des influenceurs du milieu les ont aussi mis sur la mappe en partageant leurs vidéos sur Youtube. Cela leur a donné une visibilité bénéfique, selon le musicien.

The Hazytones a participé, les 9 et 10 juin derniers, à la première édition du #YOFO Fest, à Lévis.

« C’était vraiment cool, ç’a bien fonctionné. C’était un gros party et tout le monde respectait les groupes présents. »

Antoine St-Germain travaille entretemps pour une boîte de montage de scène nommée Cubix, à Montréal.

L’avenir du groupe

The Hazytones a récemment signé avec la compagnie de disques Ripple Music, basée en Californie. Celle-ci aura un impact positif sur le groupe, selon le Sorelois. Elle se donne comme mission de répondre à la grande demande de disques vinyles du trio. Les deux parties sont aussi en négociation en lien avec un futur album.

« Dans le meilleur des mondes, le deuxième album sortirait à la fin de l’année, mais ce sera probablement en 2018 », admet Antoine St-Germain.

L’été sera plus tranquille sur scène. Les trois hommes profiteront de la période estivale pour composer. Ils feront cependant partie de quelques after party non officiels du Festival d’été de Québec. Ils passeront aussi une semaine à Sept-Îles.

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