3 juin 2021
Un avenir assuré pour l’asperge dans la région
Par: Katy Desrosiers

L’aventure de la Sublime asperge se poursuivra dans les prochaines années alors que Mathilde et Eudes Saint-Jean Lavallée, les enfants de Nicole Saint-Jean (absente de la photo) et Simon Lavallée, reprendront les rênes de l’entreprise. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

L’engouement pour les asperges est toujours d’actualité cette année. Dans la région, la production est bien assurée alors que la relève est présente chez certains producteurs et que de nouveaux joueurs s’ajoutent.

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Chez la Sublime asperge à Saint-Aimé, la propriétaire Nicole Saint-Jean en est à sa 21e saison. À la Ferme du Barbu à Sainte-Anne-de-Sorel, les propriétaires François Lecours et Élène Pépin en sont à leur deuxième saison. La Ferme des Ormes à Pierreville, elle, a procédé à sa toute première récolte d’asperges. À Yamaska, Julien Pagé de la Ferme Besner-Pagé retrouve aussi sa clientèle.

Les producteurs ont commencé leur saison plus tôt cette année comparativement à l’an dernier grâce à la belle température. Rapidement, ils ont constaté que les gens étaient au rendez-vous.

« On vendait déjà une bonne partie de la production à la ferme, mais là, on vend encore plus! », note Nicole Saint-Jean.

« Chaque fin de semaine, on voit la différence, remarque François Lecours. Avec nos œufs, il y a un engouement. Il y en a qui nous découvrent. […] Les gens sont au rendez-vous et dans ce temps-là, on est bien heureux. »

Michèle Bourque, une des propriétaires de la Ferme des Ormes, affirme également que la clientèle a répondu présente. L’idée de produire des asperges est venue d’un désir de diversification des produits offerts.

Pour ce qui est de la vente aux restaurants, la situation se porte mieux que l’an dernier, selon Nicole Saint-Jean. Le fait que plusieurs offraient des plats préparés a permis de conserver les ventes.

« L’année dernière, la récolte était tombée en même temps que la COVID et les restaurants n’avaient pas encore eu le temps de s’organiser », explique-t-elle.

Aussi, cette année, Mme Saint-Jean a pu compter sur l’aide de neuf travailleurs étrangers pour la récolte alors que seulement deux avaient pu venir l’an dernier.

L’avenir de l’asperge assuré

À la Sublime asperge, la fille et le fils de Mme Saint-Jean sont déjà impliqués dans l’entreprise et souhaitent la reprendre. « Les gens nous disent : « Une chance que vous êtes là, n’arrêtez pas! ». Ç’a aurait pu arrêter avec nous parce qu’on est vieux, mais je suis contente que mes enfants soient impliqués parce qu’ils ont une belle entreprise quand même », admet Nicole Saint-Jean.

Du côté de Sainte-Anne-de-Sorel, les propriétaires de la Ferme du Barbu ont décidé de se lancer dans l’asperge afin d’occuper un moment de l’année plus tranquille, avant la récolte de l’ail et des courges. Ils ont choisi l’asperge après avoir reçu discuté avec Julien Pagé de la Ferme Besner-Pagé, qui connaît aussi de belles saisons.

« Ç’a été un bon mentor. Dans la région, on n’est pas beaucoup de producteurs, mais on réussit à répondre à la demande. Même lui, il ne fournissait pas donc un autre producteur de plus, ça ne lui dérange pas. Plus on parle de l’asperge, mieux c’est pour lui aussi. On est heureux qu’il nous donne des bons conseils », souligne François Lecours.

Dans la prochaine année, la superficie des champs pour les asperges sera amenée à doubler à la Ferme du Barbu. Comme il ne sera pas possible de replanter d’ail pendant cinq ans, après la récolte d’ail, le terrain sera préparé pour planter des griffes d’asperges.

La saison est présentement à son apogée. Les températures qui se rafraichissent et l’arrivée de la pluie aideront la production.

François Lecours suggère de faire des réserves afin de réaliser certaines recettes comme des potages. Nicole Saint-Jean, de son côté, invite les gens à venir visiter la ferme et profiter des objets en exposition sur le terrain pour réaliser quelques clichés.

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