4 décembre 2018
Un athlète de haut niveau à 87 ans
Par: Sarah-Eve Charland

Jean Desrochers continue à maintenir un entrainement intensif malgré ses 87 ans. (Photo : Pascal Cournoyer)

À l’aube de ses 88 ans, Jean Desrochers ne ralentit pas le rythme. En pratiquant encore aujourd’hui plusieurs sports, il fait tout pour garder sa jeunesse encore longtemps.

« Je veux mourir vieux. J’ai toujours aimé le sport. Je suis incapable de ne rien faire. Je suis fatigué quand je ne fais rien », dit-il en riant.

C’est pourquoi l’octogénaire s’entraine en moyenne 12 heures par semaine. Il nage au moins trois fois par semaine. S’il ne peut faire du vélo, il pratique le golf ou le ski de fond. M. Desrochers estime parcourir près de 5 000 km en vélo par année. Il aime prendre part à des compétitions. Il participe encore à des courses contre-la-montre. « Je suis très compétitif », affirme-t-il.

Doyen du Club cycliste Dynamiks de Contrecœur, Jean Desrochers a une compétition de 20 km qui porte son nom depuis plusieurs années. On y remet un trophée à un athlète persévérant du club.

Il a pris goût de pratiquer le vélo au début des années 2000 lorsque des blessures à ses genoux l’ont amené à abandonner la course à pied. Le vélo lui permet de pratiquer un sport tout en ménageant ses articulations.

Au début des années 70, il s’est découvert une passion pour la course à pied. Il a couru, en tout et partout, 38 marathons. Son record personnel est d’avoir terminé un marathon en 2h54 min, l’une de ses grandes fiertés.

« À l’époque, ce n’était pas aussi populaire qu’aujourd’hui. La philosophie était de courir pour la performance. Aujourd’hui, les gens courent pour le plaisir. Je me suis lancé dans la course à pied comme un débile. […] Je courais jusqu’à 84 km par semaine. Je pouvais, parfois, courir deux fois par jour. »

Parmi l’élite

Le sport a toujours été une partie intégrante de sa vie. Le Sorelois est tout d’abord tombé en amour avec le baseball. Il a choisi de mettre ses études en suspens lorsqu’il a été invité au camp d’entrainement d’un club-école de la Major League Baseball dans les années 50. Il a intégré l’équipe de Lenoir en Caroline du Nord.

« On m’offrait le camp d’entrainement. Je voyais ça gros. Il me restait deux ans à faire de mon cours classique, mais je pensais juste au baseball. Quand on a confirmé mon admission, j’ai laissé tomber mes cours pour me rendre aux États-Unis », se remémore-t-il.

Il y a joué une saison. « J’ai passé l’été à jouer au baseball, à me promener un peu partout et à voir des filles. C’était bien agréable. Il a fallu que je décide entre continuer à jouer au baseball ou terminer mes études. Je suis revenu au Québec terminer mes études. Je crois avoir pris la bonne décision. On ne sait jamais si on va intégrer la ligue majeure », souligne-t-il.

Après ses cours classiques, il a entrepris des cours en médecine vétérinaire. En parallèle, il a goûté au plaisir du hockey. Il se rappelle notamment avoir joué un de ses premiers matchs de hockey au Colisée Cardin de Sorel-Tracy au milieu des années 50. Il a aussi joué pour l’équipe universitaire de Montréal au hockey. En hiver, il jouait au hockey. En été, il jouait au baseball à Sorel-Tracy.

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