10 septembre 2015
Un an de retard et près de 500 000$ en pénalités
Par: Julie Lambert
Le directeur général du parc éolien Pierre-De Saurel, Frédéric Tremblay, le préfet de la MRC, Claude Pothier, et le président du conseil d’administration du parc, Benoit Lefebvre. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Le directeur général du parc éolien Pierre-De Saurel, Frédéric Tremblay, le préfet de la MRC, Claude Pothier, et le président du conseil d’administration du parc, Benoit Lefebvre. | Photo: TC Média - Julie Lambert

La construction du parc éolien Pierre-De Saurel sera réalisée avec un an de retard occasionnant des pénalités de 492 000$ et faisant monter le coût total du projet à 70,6 M$. Les gestionnaires estiment que ce coût est peu élevé compte tenu des retombées envisagées de 48 M$ sur 20 ans.

Les gestionnaires ont présenté une mise à jour du projet, le 9 septembre, initialement estimé à 68,9 M$. Toujours en attente de l’approbation du ministère, la construction était sur la glace depuis plusieurs mois.

Rappelons que le contrat avec Hydro-Québec demandait que les fondations soient complétées pour au moins 60% des éoliennes le 1er septembre. Des pénalités allant jusqu’à 500 000$ par année pouvaient être données advenant un retard.

Le directeur général du parc éolien, Frédéric Tremblay, a confirmé que décembre 2015 n’était plus envisageable. Selon lui, le retard est dû entre autres au délai de 20 mois pour le dépôt du rapport de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).

« Personne ne pouvait imaginer un tel délai alors que la normale est entre sept et 12 mois. C’est du jamais-vu! On ne veut pointer personne du doigt, mais ce sont les manœuvres d’opposants qui ont retardé le mécanisme », déplore-t-il.

Choisir le moindre mal

Les gestionnaires ont préféré retarder le projet afin que les équipements ainsi que les travailleurs ne soient pas indisposés par les intempéries. Le nouvel échéancier prévoit donc quelques travaux à l’automne, mais la majeure partie de la construction débutera au printemps et à l’été 2016.

« Il y avait trop de risques si nous tentions de le faire dans les délais. Nous nous sommes entendus avec tout le monde. On sait que la durée de notre contrat sera encore de 20 ans. La pénalité de 492 000$ est déplorable, mais elle n’est pas élevée pour un projet de 70,6 M$. Dans notre montage financier, nous avons déjà prévu absorber ces coûts. »

La confiance toujours de mise

Malgré cet écueil, les maires ainsi que le conseil d’administration du parc éolien sont toujours confiants en la réalisation du projet. « Décembre 2016 est une date coulée dans le béton pour la mise en service du parc. Elle ne peut plus changer », soutient M. Tremblay.

Le préfet de la MRC Pierre-De Saurel, Claude Pothier, a réitéré l’appui de l’ensemble des maires malgré les imprévus. Selon lui, les gestionnaires sont rigoureux et leur ont toujours donné l’heure juste.

« Nous sommes satisfaits de leur travail. Nous constatons avec joie que plus l’étude du projet s’approfondit, plus nous avons d’éléments qui confirment sa rentabilité », souligne M Pothier.

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, qui a dû vivre avec plusieurs opposants présents à son conseil de ville dans les derniers mois, est également catégorique : on ne peut plus douter.

« Il est trop tard pour lever le drapeau maintenant. Soyons positifs et travaillons correctement. Le retard n’est rien puisque l’analyse des vents et du financement prouvent que le projet est viable. Il sera porteur pour la région et nous en retirerons seulement des avantages », conclut-il.

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