14 avril 2021
Présentement à l’affiche au cinéma
Trois jours de tournage à Saint-Ours pour Le club Vinland
Par: Katy Desrosiers

Les scènes de dortoir et des chambres des frères ont été tournées à l’ancien couvent de Saint-Ours. Photo Les Films Opale

Les comédiens Guy Thauvette, Rémy Girard, Sébastien Ricard et François Papineau font partie des têtes d’affiche du film. Photo Les Films Opale

Le film Le club Vinland du réalisateur Benoît Pilon, présentement à l’affiche, a été en partie tourné à Saint-Ours les 9, 10 et 11 avril 2019. Le Château Vaillancourt, hôte du tournage, a vu quelques-unes de ses pièces transformées pour l’occasion.

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L’ancien couvent de Saint-Ours s’est avéré le lieu idéal pour quelques scènes de ce long métrage se déroulant pendant la Grande Noirceur. Après avoir déniché le collège de Saint-Césaire, où certaines scènes intérieures et extérieures ont été tournées, l’équipe devait trouver un endroit pour représenter le dortoir et les chambres des frères.

« Des gens de l’équipe ont travaillé sur le film La Passion d’Augustine, qui avait été tourné majoritairement à l’ancien collège de Saint-Ours. On a visité les lieux et la grande salle à l’étage était parfaite, avec des fenêtres qui pouvaient bien faire des fenêtres d’époque », explique le réalisateur.

Même si l’endroit avait une très bonne base, il devait être adapté. L’équipe s’occupant des décors est arrivée un peu plus d’une semaine à l’avance pour adapter les pièces et le corridor au second étage du bâtiment.

Des rideaux ont été installés, des murs ont été peints, des lavabos ont été aménagés, une porte a été camouflée, des luminaires reflétant l’époque ont été installés et des faux murs ont été construits.

Un accueil chaleureux

Benoît Pilon, qui a grandi à Varennes, connaissait déjà la région. Il affirme avoir reçu un bel accueil à Saint-Ours. Comme les scènes devaient se capter à la noirceur, l’équipe tournait d’environ 15 h à 3 h du matin. Vers 20 h, les comédiens, les figurants et l’équipe technique se rendaient souper à la salle communautaire non loin.

« C’était intensif. Nos journées sont facilement de 12 heures de travail, mais on était bien accueillis. Je me souviens que le maire est venu pendant qu’on soupait. Il est venu nous faire signer le livre de la Ville. […] Au niveau de la production, on arrive avec des camions et tout. Ça demande des aménagements. C’était vraiment très bien », raconte M. Pilon.

Aussi, jouer dans un tel lieu plutôt que dans un studio ajoute à l’expérience. « Se retrouver dans les lieux qui ont une histoire, où on peut croire que des choses comme ça se sont passées, [ça ajoute quelque chose]. Surtout peut-être pour les jeunes acteurs non professionnels, ça leur permet avec le décor, les costumes, le lieu, de rentrer plus facilement dans le dramatique », relate-t-il.

Le réalisateur ainsi que trois autres membres du projet ont été hébergés dans un gîte de la région. Avant leurs journées chargées, ils déjeunaient au restaurant Le Belvédère. « C’était magnifique sur le bord du fleuve. Les bateaux passaient, on discutait de notre journée à venir. Ce sont des beaux souvenirs de tournage », conclut Benoît Pilon.

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Synopsis

Dans les années 40, le Frère Jean, après avoir étudié aux États-Unis, revient dans Charlevoix enseigner au collège qu’il a autrefois fréquenté.

Progressiste, il croit en la science et veut donner aux jeunes une chance de rêver à mieux pour leur avenir et l’avenir du Québec. Il a un projet d’étude lié avec la possible venue des Vikings dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent.

Il créera le club Vinland, qui le mènera, avec ses élèves, vers des fouilles archéologiques. Bien que le tout déplaise à la hiérarchie de sa congrégation et amène toutes sortes de problèmes, il poursuivra le projet qui inspire les jeunes, dont Émile, un élève en difficulté qui a perdu son père à la guerre.

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