24 novembre 2016
« Toute notre vie est partie en fumée » – Sophie Lizotte, une des victimes
Par: Julie Lambert
Sophie Lizotte et Derek Edwards gardent le sourire malgré le drame grâce à l’aide des citoyens comme Julie Trépanier (à gauche). | Photo: TC Média – Julie Lambert

Sophie Lizotte et Derek Edwards gardent le sourire malgré le drame grâce à l’aide des citoyens comme Julie Trépanier (à gauche). | Photo: TC Média – Julie Lambert

Le 4 novembre, Derek Edwards et Sophie Lizotte ont eu la peur de leur vie quand un incendie s’est propagé à l’arrière de leur appartement de la rue Adélaïde. En moins de quelques minutes, les parents et leurs deux enfants se sont retrouvés démunis, leur toit et leurs effets personnels partis en fumée.

Même si les événements se produits il y a déjà plus de trois semaines, le couple ne passe pas une nuit sans se réveiller en sursaut, avec une odeur de fumée qui flotte dans l’air.

Le père de famille s’était couché tard dans la nuit du 3 au 4 novembre. Jamais il ne pouvait s’imaginer qu’à son réveil, il allait devoir évacuer toute sa famille.

« Lorsque je me suis couché, il n’y avait rien d’anormal. Je voulais aller chercher un petit déjeuner à ma blonde, mais quand j’ai ouvert la porte de derrière, j’ai vu que le feu était pris en haut. J’ai eu une draft de fumée et c’est là que j’ai réalisé ce qui se passait. Je me suis mis à crier », raconte l’homme de 45 ans.

Sophie Lizotte, couchée à l’étage, n’a pas pris son conjoint au sérieux au départ. Mais lorsqu’elle l’a entendu la deuxième fois, elle a attrapé ses enfants de sept mois et de deux ans pour sortir.

« Je me disais que ce ne devait pas être grand-chose, mais le feu était pogné en arrière. Quand nous sommes arrivés dehors, la voisine d’en face nous a fait signe de venir nous abriter chez elle. On est sorti très vite, en pyjama et le bébé en camisole », se rappelle la mère.

Un enchaînement de malheurs

Pour le moment, le couple ne sait toujours pas ce qui a causé l’incendie.

Un de leurs plus gros regrets est de ne plus posséder leurs souvenirs, les jouets des enfants et même, pour Mme Lizotte, sa voiture.

« Ma maison a été détruite et on a envoyé mon char à la scrap. Mon auto, c’était ma liberté. J’allais souvent me promener pour respirer un peu », confie la jeune femme en éclatant en sanglots.

Vague de support pour les familles

De nombreux organismes et des citoyens, dont le Groupe d’entraide de Sorel-Tracy, le Groupe de ressources techniques en habitation de la région de Sorel, Serge Lebrasseur de Jardins Sorel-Tracy et Julie Trépanier, ont aidé les familles à se reloger, se nourrir ainsi qu’à se rééquiper.

Cette étape n’a aussi pas été de tout repos pour la famille Edwards, dont le père combat actuellement un cancer de la gorge. Ils ont dû déménager à quelques reprises depuis les dernières semaines.

« On essaie de vivre au jour le jour. On ne regarde pas trop loin », philosophe M. Edwards.

« Deux des familles n’étaient pas assurées, ajoute Julie Trépanier. Beaucoup de personnes ont appelé pour leur venir en aide. J’ai essayé de coordonner tout ça parce que leurs histoires m’ont vraiment touchée. Les dons sont présentement entreposés le temps que toutes les familles soient bien établies. »

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Détails sur l’événement

L’incendie s’est déclenché vers 9h20;

– Une dizaine de personnes ont été évacuées;

– Trois familles résidaient dans cet immeuble et une autre dans le bâtiment adjacent;

Le bâtiment est une perte totale;

– Le feu a été maîtrisé à 12h22 grâce à l’aide d’une cinquantaine de pompiers lors de cette alerte générale;

– Quatre bons samaritains sont venus en aide aux victimes, soit trois cols bleus, Michel Gouin, Yves Bibeau et Normand Dupuis, ainsi qu’un citoyen Carl Boisvert.

L’enquête pour déterminer la cause de l’incendie était toujours en cours, le 21 novembre. La Sûreté du Québec attendait toujours des résultats d’analyse.

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