18 octobre 2018
Télétravail : de plus en plus d’adeptes dans la région
Par: Julie Lambert

Plusieurs professionnelles de la région pratiquent le télétravail. (Photo : depositphotos.com)

Même si leurs employeurs se trouvent aux quatre coins du Québec et même du Canada, quatre professionnelles de la région exercent leurs fonctions sans quitter la maison. Elles font partie du faible nombre de travailleurs à pratiquer le télétravail dans la province, une pratique en forte progression, mais encore très méconnue.

Publicité
Activer le son

Line Casault, de Sainte-Victoire-de-Sorel, travaillait depuis 20 ans à Saint-Hyacinthe quand une connaissance lui a parlé d’un poste de télétravail disponible dans une entreprise située à Trois-Rivières.

« J’étais tannée de faire de la route. Je fais exactement le même travail, mais de la maison. Ils sont venus installer le système pour communiquer avec le bureau et je ne me rends maintenant là-bas que deux fois par mois », explique la femme de 58 ans.

Kathy Tremblay* travaillait à Montréal pour une grande entreprise située en Alberta. « Mon employeur trouvait qu’il n’y aurait pas de différence que je travaille de l’extérieur. Il favorisait déjà des horaires de bureau de deux à trois jours par semaine », raconte-t-elle.

Qualité de vie améliorée

Isabelle Pothier, de Sorel-Tracy, utilise le télétravail pour une entreprise de Longueuil, mais a toujours bénéficié de cette pratique puisqu’elle était déjà implantée dans son domaine depuis longtemps.

« Certains domaines, comme la vente, sont plus propices au télétravail. Cette pratique compte de nombreux avantages, souligne-t-elle. Je suis disponible rapidement. Cela me permet d’être plus productive qu’au bureau où on se fait souvent déranger par des collègues. Avec un appel, c’est plus rapide parce qu’on va directement aux points à discuter. »

Depuis un an, Stéphanie Beauregard exerce son travail de Sorel-Tracy pour une compagnie de l’extérieur. « J’adore ça, cela nous donne une grande liberté. Je mets mon cadran 30 minutes avant de commencer mon quart de travail. Je suis plus à l’aise si jamais je me sens moins bien. Tu peux aussi déplacer ton travail avec toi », mentionne la travailleuse de 22 ans.

Lina Casault croit avoir grandement amélioré sa qualité de vie depuis trois ans. « Quand je voyageais, je perdais deux heures de ma journée sur le chemin. Les entreprises auraient des avantages à l’offrir à leurs employés. Ça enlève des frais fixes comme la location de bureaux et de matériel. Même si je faisais moins d’heures, cela revenait pratiquement au même en enlevant les frais de déplacement, les lunchs et les frais d’entretien du véhicule », assure-t-elle.

« Je suis plus concentrée. Je trouve aussi que cela favorise la conciliation travail-famille. Tu peux ajuster ton horaire pour aller à des rendez-vous. Cela te permet aussi d’être plus tôt à la maison et passer plus de temps avec ta famille », ajoute Kathy Tremblay.

Chacune des travailleuses avait déjà entendu parler de ce type de travail, mais elles étaient les seules personnes dans leur entourage à le pratiquer. Il faut toutefois avoir une certaine discipline, avertissent les quatre femmes.

« On a des objectifs à atteindre, on doit donc être productif. Les gens pensent que tu peux partir une brassée de lavage pendant tes heures de travail, mais ce n’est pas le cas. Quand je suis à mon bureau, je ferme la porte et je fais mon travail », assure Isabelle Pothier.

Il y a aussi quelques désavantages, mentionne Stéphanie Beauregard. « J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation parce que tu dois être plus organisée et je trouvais difficile de ne pas avoir le côté social en ayant des collègues de travail à qui parler », raconte-t-elle.

*Nom fictif utilisé pour ne pas identifier la travailleuse et son entreprise

image