13 octobre 2017
Table rase : des filles au tournant de leur vie
Par: Deux Rives
Les tourmentes de six jeunes femmes seront abordées dans la pièce Table rase présentée pendant deux week-ends en novembre. |  © Photo: Gracieuseté

Les tourmentes de six jeunes femmes seront abordées dans la pièce Table rase présentée pendant deux week-ends en novembre. | © Photo: Gracieuseté

Les comédiennes de La Doublure s’en donneront à cœur joie sur scène lors de la pièce Table rase présentée en novembre. Dans cette histoire, six femmes vivront une panoplie d’émotions pendant une soirée arrosée où elles feront des révélations-chocs à leurs amies et remettront en question leurs vies.

Le metteur en scène de la pièce, Martial Lalancette, a été très touché quand il a assisté lui-même à une représentation de la pièce écrite par la jeune auteure Catherine Chabot.

Selon lui, l’histoire est très contemporaine et parle d’un mal de vivre très présent parmi la génération des Y, soit celle née entre les années 1980 et 2000. Dès qu’il l’a assisté à la pièce, il savait qu’il allait la produire pour la présenter dans la région.

« J’aime aborder des sujets plus tabous et qui me sont inconnus. À 60 ans, on n’a pas la même vision sur ce qui se passe que les jeunes. On pense que tout va bien pour eux et que c’est plus facile, mais ce n’est pas le cas. On oublie ça avec le temps, que nous aussi, on a vécu des bouleversements », mentionne-t-il.

Un pacte entre amies

Dans cette histoire, six femmes dans la vingtaine se réunissent dans un chalet le temps d’un week-end afin de passer du bon temps. Elles boiront, mangeront et discuteront de leurs vies.

Les comédiennes Marie-Pier Lachance, Mélanie Amin, Marie-Pier Robidoux, Karoline Duquette, Atena Craciun et Stéphanie Berthiaume incarneront des femmes colorées autour de la table.

Mélanie Amin et Atena Craciun ont été grandement touchées par cette pièce et n’ont pas hésité à embarquer dans l’aventure. Mme Amin décrit son rôle comme celui de la fille sévère, calme et qui déteste la chicane tandis que sa consœur est plutôt celle très angoissée avec un ego démesuré.

Pour elles, la pièce met en lumière certaines caractéristiques de leurs propres vies et elles pensent que ce texte est porteur de plusieurs problèmes de leur génération. Malgré ce contexte, le texte est universel parce que l’histoire peut intéresser les spectateurs de tous les âges.

« Les personnages sont amies depuis des années. Ces filles ne sont pas rendues là où elles voudraient être dans leurs vies. Elles se raconteront leurs angoisses et veulent recommencer leurs vies à neuf. Une des filles veut même tout abandonner », souligne Mme Amin.

Sans dévoiler l’intrigue, M. Lalancette ajoute que les femmes concluront un pacte. « Il faut être très attentif. Les femmes se laissent aller, le langage est très cru, cela va très loin. La pièce de deux heures passe toutefois très vite, on n’a pas le temps de souffler et de s’ennuyer », explique-t-il.

La scène sera située sur le parterre du café-théâtre Les Beaux Instants. Le public sera assis de façon à être surélevé par rapport à la scène et tout autour. Cela créera une ambiance intime et très différente de ce que les spectateurs sont habitués. « On se sent un peu voyeur », souligne le metteur en scène.

Il y aura quatre représentations, les 10, 11, 17 et 18 novembre, à 20h, au café-théâtre Les Beaux Instants. Les billets sont disponibles auprès des comédiennes, à la librairie Wilkie de Sorel-Tracy à partir du 27 octobre ainsi qu’en ligne au https://lepointdevente.com/billets/ldo170921001 .

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