10 octobre 2019
Remaniement des commissions scolaires
Sylvie Labelle s’inquiète pour la réussite des élèves
Par: Katy Desrosiers

Sylvie Labelle craint que la réussite scolaire soit affectée avec le remaniement des commissions scolaires. Photothèque | Les 2 Rives ©

Sylvie Labelle craint que la réussite scolaire soit affectée avec le remaniement des commissions scolaires. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le gouvernement du Québec a déposé le projet de loi 40, modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique, qui consiste en la transformation des commissions scolaires en centres de services. Cette décision inquiète la nouvelle présidente de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Sylvie Labelle, qui craint pour la réussite des élèves.

Selon le projet de loi, les nouveaux centres de services seraient administrés par un conseil d’administration composé de parents, de représentants de la communauté et de membres de leur personnel. Il impose aussi aux membres des conseils d’administration et des conseils d’établissement l’obligation de suivre une formation élaborée par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

« On s’en va à la même place que la santé, hypocritement, mais sûrement. […] Je suis inquiète qu’on ne parle pas de réussite scolaire. On parle d’économie de bout de chandelle, de 44 M$ présumés sur des budgets de milliards et on sait très bien que cet argent-là va servir pour modifier la structure. […] Je suis inquiète pour la région parce que les services vont être centralisés et je regrette, mais on n’aura pas les mêmes services », lance Mme Labelle, qui soutient que le gouvernement n’a pas de plan précis.

« Les gens, à force de se faire dire qu’on (les commissions scolaires) ne sert à rien, bien, ils y ont cru. On nous remplace par des gens qui ne sont pas présents dans les assemblées générales. On parle de sept ou huit parents sur une possibilité de 800 dans plusieurs écoles. […] Les parents aujourd’hui sont occupés. Il (le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge) pense que les gens vont courir aux portes pour faire du bénévolat et être formés. Il pense que les gens vont se ruer pour donner du temps qu’ils n’ont pas », ajoute-t-elle.

À la Commission scolaire des Patriotes, la présidente Hélène Roberge craint que les intérêts des élèves ne soient plus aussi bien défendus et le gouvernement se dote de pouvoirs accrus, malgré qu’il soit loin de la réalité des écoles.

Un projet nécessaire selon le ministre Roberge

« En un an, nous avons fait plus, beaucoup plus pour notre réseau scolaire. Il est maintenant temps de faire mieux et de doter notre réseau d’une gouvernance digne du 21e siècle. Après des années d’attente, nous remettons enfin les écoles entre les mains de nos communautés », a souligné Jean-François Roberge par voie de communiqué.

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