13 juillet 2015
Surprises et déceptions pour les organisateurs
Par: Julie Lambert
Les organisateurs du Festival de la gibelotte estime que le beau temps a permis aux festivaliers d’être au rendez-vous même si un essoufflement de la population a été ressenti la fin de semaine dernière. | Photo : TC Média - Pascal Cournoyer

Les organisateurs du Festival de la gibelotte estime que le beau temps a permis aux festivaliers d’être au rendez-vous même si un essoufflement de la population a été ressenti la fin de semaine dernière. | Photo : TC Média - Pascal Cournoyer

Bobby Bazini était en spectacle le 4 juillet dernier. | Photo: Pascal Cournoyer

Bobby Bazini était en spectacle le 4 juillet dernier. | Photo: Pascal Cournoyer

Jonas & The Massive Attraction était en prestation le 9 juillet dernier. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Jonas & The Massive Attraction était en prestation le 9 juillet dernier. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Après un départ canon, le Festival de la gibelotte a connu une deuxième fin de semaine plus difficile. Malgré une programmation comptant sur la présence de grosses pointures comme Ariane Moffatt et Pierre Lapointe, les festivaliers ont été moins nombreux à profiter des festivités.

La fin de semaine du 3 juillet, les organisateurs se sont réjouis de voir les festivaliers participer en grand nombre aux nombreuses activités prévues dans le cadre de sa programmation 2015, dont des spectacles de Vincent Vallières, Bobby Bazini, DJ Champion et Nanette Workman.

La température idéale a été bénéfique pour le festival, mais les gens semblaient moins enclins à festoyer lors de la fin de semaine de clôture, souligne le directeur des communications, Laurent Cournoyer.

« Du côté météo, nous avons été bénis des dieux! Plusieurs de nos activités ont très bien fonctionné, mais le dernier week-end, nous avions moins d’achalandage. On a l’impression que les festivaliers étaient épuisés et qu’ils ont été moins nombreux à participer », souligne-t-il.

Si le comité organisateur estimait la foule entre 4000 et 5000 personnes en moyenne lors de la première fin de semaine, le deuxième week-end aura attiré environ 2500 à 3000 spectateurs pour Ariane Moffatt ainsi qu’entre 3500 et 4000 pour celui de Pierre Lapointe.

Malgré tout, M. Cournoyer pense que plusieurs activités ont connu un regain de popularité cette année comme la course du Festival de la gibelotte avec 1800 inscriptions tout comme le défi vélo Lussier.

Le comité organisateur a eu droit à plusieurs belles surprises, mentionne-t-il, surtout au niveau des activités devenues payantes en 2015 : les spectacles à la scène TVA, les jeux gonflables et la danse.

« Nous avons atteint quatre fois notre objectif pour les jeux gonflables. Nous sommes aussi heureux de voir que les gens se sont approprié la scène TVA qui est plus intime et où ils aiment l’ambiance », croit-il.

Changements coûteux?

Le comité organisateur a dû prendre plusieurs décisions difficiles cette année en raison de subventions moins importantes obtenues au niveau municipal et provincial. La Ville de Sorel-Tracy a diminué son aide financière de 200 000$ à 120 000$ et le gouvernement provincial n’a pas augmenté sa subvention de 10 000$ octroyée annuellement depuis plusieurs années.

Le comité organisateur a décidé de rendre certaines activités payantes, de ne pas offrir de feux d’artifice, ni de mettre de l’argent sur l’habillage des rues au centre-ville afin d’arriver à un budget équilibré cette année.

Malgré ces efforts et un bon achalandage, M. Cournoyer n’est pas certain que cette édition se terminera sans déficit alors que seulement un festivalier sur huit achète sa carte d’accès et que son financement n’augmente pas. L’an dernier, le comité avait réussi à obtenir un déficit de 9064$ sur un budget total de 1,4 M$.

« Nous avons décidé de maintenir la programmation et de couper partout où nous pouvions en plus de tarifier certaines activités. Les subventions moins élevées que prévu nous ont donné tout un défi. On ne connait pas encore les résultats, mais on espère au moins arriver à un équilibre budgétaire », conclut le directeur des communications.

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