15 décembre 2020
Suivre de près
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Les élus de Sorel-Tracy, tout comme les conseillers de la MRC de Pierre-De Saurel, ont mis la pédale douce en préparant leur budget 2021.

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Sans rappeler que cette année en sera une d’élections municipales au Québec, ils ont choisi de geler le compte de taxes dans le cas de la ville-centre et de réduire les quotes-parts des municipalités dans celui de la table régionale. Tout cela parce que la COVID-19 ayant frappé tout le monde, ils devaient faire leur part pour alléger les citoyens d’un fardeau fiscal à la hausse, précisaient-ils.

Une remarque superflue quand on sait qu’il y a belle lurette que la ville-centre réclame une réduction des quotes-parts et qu’elle-même n’a augmenté ses taxes que de 1,4 % depuis cinq ans.

Reste à voir comment les deux organisations absorberont la hausse probable du coût de la vie de 2 % que la Banque du Canada cherche à maintenir bon an mal an. À voir quels services seront nécessairement resserrés par ces choix en espérant qu’ils ne se feront pas aux dépens du bon entretien des édifices et infrastructures déjà existantes.

Comme la Ville semble bien déterminée à implanter son terrain de soccer synthétique, tel que promis lors de la dernière campagne électorale, il faut reconnaitre l’importance d’avoir des surplus accumulés dans lesquels puiser et qui permettent de traverser des périodes économiques plus difficiles tout en améliorant des services dispensés. Pourtant plusieurs contribuables qualifient souvent ces surplus de trop-perçus. Ils sont en fait constitués de dépenses reportées, de subventions reçues, de revenus additionnels résultant d’ajouts à l’évaluation foncière.

Lire ces budgets – présentés selon les exigences gouvernementales et leur jargon administratif – laisse plusieurs dubitatifs. Ils ont souvent l’impression que même s’ils ne veulent pas faire confiance aveugle à leurs élus et aux officiers supérieurs qui les guident dans cette rédaction, ils se heurtent vite au temps nécessaire pour les décortiquer.

De fait, le budget traduit le choix des élus d’aller ou pas de l’avant avec telle philosophie de gestion – plus ou moins d’intervention de l’État, d’intervention sociale ou culturelle, d’aide au développement économique durable.

Il appartient aux citoyens de décoder ces choix. Et de questionner ensuite chaque dépense pour bien en comprendre les tenants et aboutissants.

Car il ne s’adopte pas à la suite d’une consultation publique. C’est la prérogative des élus d’en déterminer le contenu. Et le contribuable n’aura le dernier mot que le jour même de la tenue d’un référendum autorisant une dépense ou encore le jour du scrutin qui permettra d’élire les membres du prochain conseil. À suivre de près!

RIP Suzanne Gendron

Dans l’avis nous annonçant son décès, les fils de Suzanne Gendron ont décrit en quelques mots l’essence même de leur mère : « Suzanne a reçu une vie. Suzanne a donné cinq vies. Suzanne a embelli 1000 vies. Suzanne vient de rendre la sienne discrètement ».

Voilà résumés en quelques mots fort justes les 97 ans de la vie de Suzanne. Une vie d’amour et d’engagements.

Sa présence était assidue aux autres – comme fondatrice du mouvement scout dans la région et cheftaine de Jeannettes, puis aux Jeunesses musicales et comme Dame en rose et infatigable bénévole à l’Hôtel-Dieu, mère aimante, amie fidèle toujours prête à écouter.

Sympathique et empathique, pas un jour elle n’a failli à son engagement. Avec le sourire accroché au visage, toujours alerte, l’œil pétillant, le coeur et l’esprit ouverts.

Chaque fois que je la croisais, à l’épicerie ou à la pharmacie, sans le savoir, elle me réconciliait avec l’idée de vieillir. Car Suzanne n’avait pas d’âge. Que sa soif et sa joie de vivre à partager. Repose en paix chère Suzanne!

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