19 février 2018
L'événement Beethoven 32 regroupe près de 400 personnes
« Sorel-Tracy est sur la map en musique classique! » – Rachel Doyon
Par: Jean-Philippe Morin

Les 16 pianistes ont offert un bon spectacle pendant une douzaine d'heures, le 17 février à la salle Georges-Codling. (Photo : Philippe Manning/ipix.tv)

Des passionnés de musique classique se sont donné rendez-vous le 17 février, de 9h le matin à minuit à la salle Georges-Codling, afin d’écouter 16 pianistes de renom jouer à tour de rôle des sonates de Beethoven.

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Selon les estimations de la Maison de la musique de Sorel-Tracy, qui organisait l’événement, près de 400 personnes se sont présentées à un des quatre blocs de la journée. Chaque bloc durait environ trois heures chacun (9h à midi, 13h à 16h, 16h30 à 19h30 et 20h30 à minuit) et sept à huit pianistes offriraient un numéro par bloc.

La fondatrice et directrice de la Maison de la musique de Sorel-Tracy, Rachel Doyon, flottait encore sur un nuage deux jours après l’événement. « Dès 9h le matin, il y avait plein de monde qui attendait d’entrer dans la salle. En après-midi, c’était rempli, même au balcon. La moitié de la salle était remplie de gens de l’extérieur (New York, Toronto, Ottawa, etc.). Il y a eu une belle couverture nationale de notre événement. Sorel-Tracy est sur la map en musique classique! », s’est-elle réjoui.

Le but d’organiser cet événement d’envergure était non seulement d’attirer l’attention de gens de l’extérieur, mais aussi de faire rayonner les lauréats du Festival-concours de musique classique Pierre-De Saurel au fil des années.

« Nous avons aussi deux Sorelois, Antoine Laporte et Laurence Manning, qui peuvent jouer à ce niveau. C’était important de les faire rayonner eux aussi », ajoute Rachel Doyon.

Selon les commentaires recueillis auprès des pianistes et des spectateurs, tous ont adoré leur expérience. « Notre directeur artistique Richard Raymond a joué dans le premier bloc le matin et il a joué la dernière sonate qui a terminé à minuit. Il faut le faire, quand même, avec la fatigue, de rester concentré et livrer la marchandise. Tous les pianistes sont restés du début à la fin. Certains pianistes ont joué une sonate pendant 45 minutes sans arrêt. Ils ont adoré le public, qui était silencieux pendant les pièces et qui se levait et applaudissait après les performances. Certains spectateurs avaient payé pour une bloc de trois heures, mais ils trouvaient que ça passait tellement vite qu’ils achetaient un autre bloc », souligne Mme Doyon.

Maintenant que cette « aventure de fou », comme elle l’a décrit, est derrière elle, Rachel Doyon ouvre la porte à ce que l’événement revienne l’an prochain ou même à une tournée avec les pianistes pour exporter le concept. « C’est quelque chose d’unique au Québec, on ne veut pas en rester là », conclut-elle.

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