22 novembre 2019
Plusieurs projets sur le point d'aboutir
Sorel-Tracy dans la zone payante
Par: Sébastien Lacroix
Voici le concept du bâtiment proposé par l’architecte au dossier, Éric Champagne. Ce concept pourra évoluer lors de l’appel d’offres pour les plans et devis, une fois la subvention confirmée.
Photo gracieuseté

Voici le concept du bâtiment proposé par l’architecte au dossier, Éric Champagne. Ce concept pourra évoluer lors de l’appel d’offres pour les plans et devis, une fois la subvention confirmée. Photo gracieuseté

À mi-mandat, le maire de Sorel-Tracy estime qu’il arrive dans la zone payante pour plusieurs projets qui ont été travaillés au cours des dernières années. De nombreux efforts qui entreront bientôt dans la phase de la « concrétisation », a-t-il fait savoir lors d’un entretien avec Les 2 Rives pour dresser son bilan à la mi-mandat.

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Des réalisations qui ont déjà un impact

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C’est le cas par exemple du complexe portuaire qui est dans les cartons de la Ville sur le site de l’ancienne centrale thermique d’Hydro-Québec. Un terrain de sept millions de pieds carrés sur lequel on caresse un projet de zone industrialo-portuaire qui déjà franchi plusieurs étapes.

Après l’acquisition et la décontamination des lieux, Hydro-Québec avait remis les clés du complexe portuaire à la Ville de Sorel-Tracy. C’était il y a près d’un an, alors qu’on cherchait à attirer un partenaire privé.

Or, des discussions sont en cours depuis quelques mois et une entente serait sur le point d’être conclue avec un arrimeur chargé de faire le transbordement. Une annonce serait à venir sous peu. « Dans les deux prochaines semaines, il y aura une présentation au conseil », assure le maire de Sorel-Tracy qui parle d’investissements de 40 millions $ pendant cinq ans, de la création de 80 emplois et de redevances pour la Ville provenant du tonnage et du transbordement.

Sans entrer dans les détails, celui-ci parle d’une compagnie « très sérieuse » qui a des relations commerciales dans la voie maritime du Saint-Laurent, mais également dans le sud des États-Unis, le golfe du Mexique et même dans l’Arctique.

Ce qui serait un avantage pour poursuivre le développement de la zone et attirer des investisseurs qui viendraient créer une chaîne de valeur dans l’industrie manufacturière, métallurgique et agroalimentaire. « Ils ont déjà une clientèle, indique le maire. Ils ont un réseau et là, ils auraient un terrain et un quai. C’est une opportunité exceptionnelle pour eux. Parce qu’il n’y en a plus d’espaces pour du développement le long du Saint-Laurent. »

Des millions sur le quai Richelieu

Un autre projet sur le point de démarrer après plusieurs démarches est celui du Centre des arts contemporains du Québec (CACQ) sur le quai Richelieu, au pied du pont Turcotte. Des délais ont notamment été causés par les discussions avec le ministère de l’Environnement, plaide le maire de Sorel-Tracy.

« Comme c’était un quai industriel, il y avait des ateliers et un entrepôt où il y a eu quelques déversements d’huile. Avant de lever le projet, il doit y avoir une décontamination ou une restauration du sol. Ce qui a été fait à l’automne. C’est fait et le rapport final est attendu », indique Serge Péloquin.

Une première phase consistera à reconstruire l’ancienne Sincenne-McNaughton Line, qui était d’abord vouée à la construction navale. Un projet qui nécessitera un investissement de 1,2 M$ et pour lequel la demande de permis a déjà été faite.

Une deuxième phase sera de reconstruire l’ancien consulat américain. L’investissement de 5 M$ servira à faire un complexe multidisciplinaire pour permettre la création de projets d’envergure par des artistes.

Un bail emphytéotique de 30 ans sera accordé pour chacun des deux bâtiments uniquement sur la zone où ils seront construits. « Ils seront ensuite renouvelables après 30 ans », précise le maire Serge Péloquin.

Celui-ci estime que ce complexe pourrait être le départ d’un projet culturel et touristique avec d’autres villes le long de la rivière Richelieu.

Des infrastructures sportives à venir

Un autre dossier qui est sur le bureau du maire, c’est celui du complexe aquatique et sportif. Un projet de 28 millions $ pour lequel il espère aller chercher jusqu’à 20 millions $ du gouvernement du Québec. Il s’est d’ailleurs rendu en personne pour rencontrer la ministre Isabelle Charest lors de son annonce d’une enveloppe de 294 M$ pour des travaux de réfection des infrastructures sportives.

Un projet sur lequel la Ville travaille en vue de le déposer au programme au cours des prochaines semaines. « Ce n’est pas le premier reçu qui sera le premier choisi. Il y a plusieurs paramètres, note-t-il. Notre piscine arrive en fin de vie avec plus de 50 ans d’âge. C’est l’équipement le plus utilisé après l’aréna et elle est fréquentée par 30 % d’utilisateurs provenant de la MRC. »

En plus de la piscine semi-olympique, qui répondrait aux normes pour les Jeux du Québec, le projet comprend un terrain synthétique ainsi qu’un anneau de course intérieur. Le tout s’ajouterait au terrain synthétique extérieur et éclairé que la Ville souhaite implanter à proximité pour allonger la saison de football et de soccer.

Des projets sur lesquels la Ville mise pour favoriser la qualité de vie de ses citoyens et pour augmenter son attractivité, explique Serge Péloquin.

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