3 mars 2017
Serge Péloquin en faveur du maintien des référendums municipaux
Par: Louise Grégoire-Racicot

« Il faut laisser aux gens les référendums où ils peuvent s’exprimer », affirme le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.

C’est pourquoi il ne fait pas partie des maires qui voudraient leur abolition sous prétexte qu’ils permettent à des groupes de bloquer des projets municipaux importants pour l’ensemble.

On retrouve cette disparition des référendums à l’intérieur du projet de loi 122 déposé par le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux. Ce projet de loi reconnaît les municipalités comme des gouvernements de proximité et permet d’augmenter leur autonomie et leurs pouvoirs, ce que l’Union des municipalités du Québec, dont Sorel-Tracy est membre, appuie sans réserve.

Selon M. Péloquin, la règle du 50% plus un vote est toujours vraie en démocratie. Et elle doit demeurer.

Il reconnaît qu’un référendum coûte cher. À Sorel-Tracy, on débourse 175 000$ chaque fois qu’on en tient un. Il croit que c’est là de l’argent en moins pour un projet à réaliser, si le Oui l’emporte.

« Oui, un référendum prend du temps et divise les gens. Mais il faut voir l’impact qu’aurait cette loi sur la vie municipale et voir toutes les implications de cette réforme. Alors que le gouvernement délègue de plus en plus de pouvoirs aux municipalités, il s’apprête par ailleurs à en enlever aux citoyens. »

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