2 octobre 2015
Sensibiliser les jeunes par les arts
Par: Deux Rives
Les jeunes participants en compagnie de leurs coachs. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Les jeunes participants en compagnie de leurs coachs. | TC Média - Sarah-Eve Charland

« La violence laisse des marques, ce n’est pas juste une impression », chantent plusieurs jeunes de l’école secondaire Fernand-Lefebvre dans un court-métrage qu’ils ont réalisé de A à Z afin de sensibiliser leur camarade à l’intimidation et à la violence. Ils ont dévoilé les fruits de leur travail lors d’un visionnement le 1er octobre.

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Le projet Mise sur ta passion est issu du programme Imagin’agir le Centraide. La Maison le Passeur et la Maison de la musique ont travaillé en collaboration pour réaliser ce projet.

Les huit jeunes participants ont écrit les paroles de la musique, ont chanté et filmé chacune des images du court-métrage. Pour ce faire, l’artiste en art visuel Jocelyn Parenteau, le musicien Charles Robert, le rappeur Webster et le metteur en scène Philippe Côté ont agi comme coach pour encadrer les jeunes.

« On ne misait pas sur la performance. L’important est le temps alloué à la création et les échanges avec les jeunes », ajoute Philippe Côté.

Le court-métrage intitulé Le virus de la violence a été réalisé à l’hiver 2014. Il a été lancé officiellement le 1er octobre dernier. Pour le moment, les intervenants ne savent pas où sera diffusé le court-métrage.

« Toutes les possibilités s’offrent à nous. Ce sera notre prochaine étape », mentionne la directrice générale de la Maison de la musique, Rachel Doyon.

Un impact sur la vie des jeunes

« Dans la vie, on voit de la violence tous les jours, surtout au secondaire. Ça brise des vies. On voulait essayer de bâtir de quoi là-dessus. Notre but était de sensibiliser les gens », affirme un des participants au projet, William.

Autant les jeunes ont appris de cette expérience, autant les coachs ont dit avoir été chanceux de les côtoyer.

« J’ai un immense respect pour ces jeunes. J’étais supposé être là pour deux midis. Ça a dégénéré. Je suis resté un an. J’ai été inspiré par leur talent. On leur laissait la place. C’est ce qui est incroyable. Le court-métrage, c’est eux », raconte Charles Robert.

William a tellement aimé son expérience qu’il a découvert sa vocation. « Ça m’a ouvert les yeux à ce qui se passe dans le milieu scolaire entre élèves ou même avec les enseignants. Ça m’a ouvert les yeux pour des projets futurs pour les jeunes. Je veux faire ça dans la vie : aider les autres qui ont vécu l’intimidation comme moi. »

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