14 septembre 2017
Sainte-Anne-de-Sorel résiste encore à la nouvelle carte de zones inondables
Par: Sarah-Eve Charland
La majorité de la municipalité, dont le secteur entourant la mairie, serait assujetti à de nouvelles restrictions selon le gouvernement. | TC Média - Archives/Pascal Cournoyer

La majorité de la municipalité, dont le secteur entourant la mairie, serait assujetti à de nouvelles restrictions selon le gouvernement. | TC Média - Archives/Pascal Cournoyer

La municipalité de Sainte-Anne-de-Sorel multiplie ses actions afin de convaincre le gouvernement du Québec de ne pas élargir la zone inondable sur la majorité de son territoire.

Le conseil a commandé une étude à la firme montréalaise WSP qui sera dédiée aux cotes des crues. Ces données sont basées sur la variation des niveaux d’eau et sont utilisées pour déterminer les catégories de zone inondable par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire du Québec (MAMOT).

« On est convaincu que ces cotes sont surévaluées. Elles ont été déterminées par une étude dans les années 90, mais n’ont pas été mises à jour », soutient le maire de Sainte-Anne-de-Sorel, Michel Péloquin.

Cette démarche fait suite au mémoire réalisé par un groupe de chercheurs de l’Université de Montréal qui a été déposé au ministère en octobre 2016.

Après la réalisation de l’étude sur les cotes, la municipalité mandatera l’urbaniste-conseil Hélène Doyon afin de préparer un plan de gestion à partir des documents produits.

Le MAMOT a mis à jour sa carte des zones inondables en 2013. Selon la nouvelle carte, la majorité du territoire de la municipalité se retrouve en zone inondable 0-2 ans. Il s’agit d’une nouvelle zone où les restrictions sont resserrées, explique le directeur général Maxime Dauplaise.

Dans cette zone, il ne serait plus possible de procéder à de nouvelles constructions ou à des agrandissements de résidences. D’un autre côté, les résidents de l’Île d’Embarras et l’Île-aux-Fantômes, par exemple, ne pourraient plus reconstruire en cas de perte majeure pour cause de sinistre. Avant ces modifications, certaines se classaient dans une zone inondable 0-20 ans.

« On a toujours résisté. Ça crée des difficultés qui ne sont pas nécessaires. Pour le moment, on n’applique pas cette carte. On recherche un assouplissement à la politique de protection des plaines inondables », affirme M. Péloquin.

« Nous vivons sur une plaine inondable depuis plus de 300 ans. Nous avons un patrimoine bâti sur pilotis qui attire le tourisme. On ne peut pas traiter notre territoire comme dans d’autres régions du Québec », poursuit-il.

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