8 juillet 2020
Saint-Aimé confie la gestion de son cimetière à une corporation
Par: Sébastien Lacroix

Le président de la Fabrique de Saint-Aimé, Jean Péloquin, le président de la Compagnie de cimetières, Léon Gélinas et le curé Éric Coulibaly. Photo gracieuseté

La Compagnie des cimetières du Bas-Richelieu vient de se voir confier la gestion d’un quatrième cimetière depuis sa création en 2015. Après les Fabriques de Saint-Joseph, Saint-Pierre et Sainte-Anne-de-Sorel, c’est celle de la paroisse de Saint-Aimé qui a décidé d’aller d’adhérer à cette « mise en commun ». Une tendance qu’on observe d’ailleurs de plus en plus au Québec.

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Depuis le 1er juillet, les citoyens de Saint-Aimé et Massueville doivent s’adresser à la Compagnie des Cimetières pour l’obtention des services du cimetière. En plus d’avoir accès aux services habituellement fournis au cimetière de Saint-Aimé, ils pourront aussi avoir accès aux autres services offerts dont le columbarium intérieur sur le boulevard Fiset, à Sorel-Tracy.

L’idée est de s’assurer de la pérennité des lieux de sépulture à l’heure où de plus en plus de paroisses et de fabriques disparaissent. Dans certains cas, certains commencent à s’essouffler et la compagnie des Cimetières du Bas-Richelieu permet de les dégager d’avoir à trouver des bénévoles pour s’en occuper.

« On est ouvert à prendre en charge l’ensemble des cimetières de la région. Par contre, il faut que les Fabriques soient disposées à se joindre à nous. On ne contraint personne », indique le président de la compagnie, Léon Gélinas.

En joignant la Compagnie des cimetières du Bas-Richelieu, les Fabriques deviennent en quelque sorte des actionnaires et elles peuvent siéger au sein du conseil d’administration. Comme il s’agit d’un organisme à but non lucratif, aucune redevance n’est remise aux paroisses. L’argent sert plutôt à payer les frais pour assurer le service pendant 100 ans.

« Aujourd’hui, la compagnie a une situation financière assez intéressante, mais on voit aussi que les tendances changent. On ne vend plus ça un grand terrain pour enterrer un cercueil. Aujourd’hui, les gens achètent un petit terrain pour enterrer deux urnes. À long terme, la structure de revenus va changer beaucoup », mentionne M. Gélinas.

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