22 avril 2015
Rio Tinto procède à 73 mises à pied
Par: Sarah-Eve Charland
Rio Tinto Fer et Titane prévoit 73 mises à pied d’ici le mois de septembre. | (Photo:TC Média – Jean-Philippe Morin)

Rio Tinto Fer et Titane prévoit 73 mises à pied d’ici le mois de septembre. | (Photo:TC Média – Jean-Philippe Morin)

SOREL-TRACY – L’avenir ne semble pas s’améliorer chez Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) qui doit encore prendre des mesures pour réduire les dépenses. D’ici le mois de septembre, l’entreprise prévoit 73 mises à pied à l’usine soreloise.

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« Le marché ne va pas mieux. Il n’y a pas d’embellie dans l’avenir. On a dû encore réduire le nombre de postes. Au fur et à mesure, on prend des décisions en fonction du marché », affirme la porte-parole de RTFT, Claudine Gagnon.

Dans un communiqué envoyé aux employés le 20 avril dernier, la direction indique que les prix et les volumes du TiO2 ont connu une diminution considérable depuis la crise de 2012.

Un comité s’est penché sur la situation au cours des derniers mois. En tout, 73 postes seront visés par les mesures. Le nombre pourrait être moindre en raison des départs à la retraite (par attrition).

Les décisions toucheront le secteur d’entreposage et d’expédition qui fonctionnera selon les besoins des minéraliers.

L’entreprise ne fera pas appel à quatre postes de remplacement de vacances. L’usine d’enrichissement fonctionnera à deux fours rotatifs au lieu de quatre, ce qui entraînera la perte de huit postes.

La baisse de production des fours de réduction et l’ajustement de production du traitement des produits et de la scorie provoqueront 15 pertes d’emploi aux opérations.

À l’aciérie, 26 postes seront touchés. La production passera de 84% à 61%.

Les nouvelles mesures toucheront aussi des commis et techniciens par la perte de six postes. Trois postes à l’entretien seront aussi abolis.

Aucun changement ne sera effectué à l’usine UGS, qui opère déjà à 58% de ses capacités, et à l’usine des poudres, la seule usine qui fonctionne à pleine capacité.

Un employé démuni

Dany Bélisle vivra sa deuxième mise à pied en 18 ans après avoir perdu son emploi il y a quelques années chez Kruger à Trois-Rivières.

« On commençait à ressentir de la pression depuis que notre employeur avait fermé un four. Il y avait moins de production, mais autant d’employés. On ne s’attendait pas à autant de postes coupés », affirme-t-il au lendemain qu’il a appris la nouvelle.

Toutefois, les prochains mois demeurent flous pour M. Bélisle. « Est-ce que je vais me retrouver au chômage ou est-ce qu’on va me faire faire des remplacements? Je ne sais pas. »

Conscient des fluctuations du marché, il comprend la décision de l’employeur. « Il n’avait plus le choix. Les coûts de production augmentaient. Il devait trouver des moyens de sauver de l’argent. De mon côté, j’ai déjà fait mon deuil. Je suis à la recherche d’un emploi. »

L’entreprise avait déjà dû prendre plusieurs mesures depuis le début de l’année 2015, dont la fermeture d’un deuxième four.

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