26 mai 2017
Rio Tinto Fer et Titane profitera d’une reprise économique
Par: Sarah-Eve Charland
Plus d'une centaine d'étudiants dont des stagiaires, ont trouvé un emploi d'été chez Rio Tinto Fer et Titane cette année. | TC Média - Archives/Pascal Cournoyer

Plus d'une centaine d'étudiants dont des stagiaires, ont trouvé un emploi d'été chez Rio Tinto Fer et Titane cette année. | TC Média - Archives/Pascal Cournoyer

Les entreprises métallurgiques de la région pourraient profiter d’une reprise économique même si le contexte géopolitique international est instable. Ce constat réjouit le directeur des ressources humaines de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT), Steve Morin.

La crise qu’a connue RTFT en 2012 a été causée par une anticipation plus grande de la croissance de la Chine, explique M. Morin, présent au Salon des affaires de Sorel-Tracy.

« Nos clients ont stocké beaucoup plus de nos produits. Il y a eu un surplus de capacité sur le marché quand la demande n’a pas été là », relate-t-il.

« Les inventaires de nos clients commencent à baisser à un niveau acceptable. Ce qui fait en sorte que la reprise de la production arrive plus rapidement qu’on l’avait anticipé », mentionne M. Morin.

RTFT parle maintenant de stabilisation de main-d’œuvre après avoir effectué des réductions massives de main-d’œuvre en 2012, 2013 et 2015. De plus, plusieurs départs à la retraite permettent des embauches, assure-t-il.

Des postes de mécaniciens, des superviseurs et des postes en production sont affichés.

La réduction de main-d’œuvre avait pour objectif de réduire les coûts d’opération afin de percer la Chine. « C’est payant aujourd’hui. Les bonnes décisions prises à l’époque nous permettent de reprendre la production plus rapidement. Il faut quand même demeurer aux aguets et s’assurer de contrôler nos coûts », poursuit-il.

Il est toutefois difficile de prédire si l’entreprise pourra retrouver des activités économiques à la hauteur de celles avant la crise de 2012.

« On se rend compte que les cycles sont beaucoup plus courts. La mondialisation amène une incertitude, croit M. Morin. Les marchés peuvent changer très rapidement. Par contre, on veut bien positionner notre entreprise afin qu’elle garde une bonne structure malgré les fluctuations de coût. »

Diagnostic du domaine

Un Portrait de l’industrie métallurgique du Québec 2017-2020 a été dévoilé durant le Salon des affaires le 25 mai. Steve Morin a en présenté les grandes lignes en compagnie du coordonnateur régional du Syndicat des Métallos, Denis Trottier.

L’étude a été réalisée par le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail. Il a rejoint 71 établissements au Québec représentant près de 80% de la main-d’œuvre.

En plus de constater une reprise économique, l’étude révèle un rajeunissement de la main-d’œuvre, que la formation est une priorité pour les entreprises et que les frontières entre les formations professionnelles, techniques et générales doivent être plus flexibles.

Dans la région de Sorel-Tracy, près de 3 700 personnes travaillent dans le domaine métallurgique, dont 1 400 chez Rio Tinto Fer et Titane.

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