19 août 2016
Rio Tinto Fer et Titane prévoit hausser sa production en fin 2016
Par: Louise Grégoire-Racicot
Rio Tinto Fer et Titane cherche à être un compétiteur agressif sur le marché international. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

Rio Tinto Fer et Titane cherche à être un compétiteur agressif sur le marché international. | Photo: TC Média - Pascal Cournoyer

L’année 2015 aura été une année difficile mais non désastreuse pour l’usine soreloise de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT). Et même si 2016 a commencé lentement, elle ne prévoit pas, pour le moment, faire de nouvelles mises à pied, affirme sa porte-parole Claudine Gagnon.

2017 devrait être meilleure, poursuit-elle.

« Nous nous adaptons continuellement aux marchés. Depuis quelques semaines, nous avons débuté les travaux en vue de réparer le four #7 vers la fin de l’année pour ainsi obtenir plus de capacité de production disponible en 2017. »

Et comme il est maintenant possible de produire et de vendre davantage le produit UGS, le réacteur ARP-4 de l’Usine UGS a été remis en fonction. « Ce sont des nouvelles très encourageantes pour les mois à venir! Notre production augmentera légèrement d’ici la fin de l’année. On ne prévoit toutefois pas de nouvelles embauches. »

Mme Gagnon a aussi précisé que les opérations avaient repris aux installations minières de Havre-Saint-Pierre. Un navire a déjà quitté le port de la Côte-Nord en direction de Sorel-Tracy. « Une livraison devancée afin de compenser la faible disponibilité des navires à l’automne », spécifie-t-elle.

Améliorer les résultats

2015 s’est terminée avec un indice de rendement (ratio profits nets/actifs nets) légèrement positif (0,8%) alors que les actionnaires en attendaient plutôt un de 20%. Mais cela ne s’est pas fait sans laisser de traces.

Dans un marché décroissant, l’entreprise n’a produit qu’à 50% de sa capacité. De plus, elle a procédé à une transformation de son organisation, affirme son directeur général Sylvain Paul-Hus dans le bilan annuel 2015, afin « d’assurer sa viabilité à long terme, de moderniser son approche et sa structure, de devenir flexible, durable et compétitif sur les marchés internationaux. »

En 2015, elle a aboli 70 postes-cadres et géré ses inventaires du fonds de roulement de façon plus serrée, générant 87 M$ d’économies en trois mois.

Puis en février2016, elle mettait à pied temporairement des employés syndiqués à cause de la stagnation de la production. En 2017, elle cherchera à atteindre cette réduction de 250 M$ sur trois ans qui est toujours dans la mire de ses actionnaires.

De ce montant, 50 M$ touchent surtout les ententes avec ses clients et ses stratégies de mise en marché.

Des retombées locales

Malgré ce branle-bas de combat, RTFT comptait toujours 1447 employés à la fin de 2015, 150 de moins que l’année précédente. Elle refuse cependant de dévoiler sa masse salariale.

Son volume d’achat local – travaux effectués par un entrepreneur, achat de matériel, papeterie, service de restauration, etc. – atteignait 89,6 M$, 11 M$ de moins que l’année précédente.

En environnement, RTFT a mis en service l’Usine de récupération du SO2 en juillet, ce qui a réduit ses émissions de près de 55% par rapport à l’année précédente, y lit-on. Elle a aussi réduit les bruits qui en émanent en remplaçant des alarmes de recul, ce qui améliore aussi la sécurité des travailleurs et la quiétude des voisins.

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